Vendée Globe : Dalin fait le break sur Burton et Herrmann... « Il n'y aura pas d'ex-aequo »... Le journal de la course

VOILE Charlie Dalin est bien placé avant d'entamer le sprint final

W.P.

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Charlie Dalin, sur Apivia
Charlie Dalin, sur Apivia — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

Le journal du 26 janvier

La fin est là, toute proche. Dans un jour et demi, le premier bateau de la flotte – mais pas nécessairement le vainqueur – arrivera aux Sables d'Olonne. Et il y a de bonnes chances pour qu’il s’agisse de Charlie Dalin. Le skippeur d’Apivia creuse l’écart en tête de flotte devant Boris Herrmann, qui a chipé la place de dauphin à Louis Burton pour des miettes. Le leader, qui franchit le cap Finisterre au nord-ouest de la péninsule ibérique, a désormais le Golfe de Gascogne en ligne de mire (le chemin le plus court), à moins qu’il décide de rejoindre Thomas Ruyant et Yannick Bestaven dans leur option nord plus venteuse. Un dernier choix d’une importance capitale car Dalin doit prendre en compte les bonifications de ses poursuivants Herrmann et Bestaven, donné gagnant pour un quart d’heure d’après les routages du week-end.

Le classement à 9h

1) Charlie Dalin, à 473 milles de l’arrivée

2) Boris Herrmann, à 85 nm du leader

3) Louis Burton, à 85 nm du leader

4) Thomas Ruyant, à 297 nm du leader

5) Yannick Bestaven, à 343 nm du leader

La direction de course ne « veut pas refaire l’histoire » des bonifications

Nous vous évoquions lundi la possibilité que la course se gagne grâce aux bonifications et que le vainqueur du Vendée Globe ne soit pas celui qui passe en premier la ligne aux Sables d’Olonne, mercredi. Ce sur quoi la direction de course n’a jamais prévu de revenir, malgré l’idée proposée par Thomas Ruyant de faire des ex aequo à l’arrivée.

« C’est une décision du jury sans appel, on ne va pas refaire l’histoire, explique Pierre Hays, directeur adjoint de la course. Aucun concurrent ne nous a sollicités là-dessus, c’était bien compris de l’ensemble des équipes et Thomas souhaitait juste quelques explications pour bien comprendre la règle. C’est une course au temps et il n’y aura pas d’ex aequo. »

Ce qui complique un peu leur approche de l’arrivée, forcément. Peu de chance de voir le premier à franchir la ligne craquer un fumigène de joie si c’est pour apprendre qu’il n’a pas gagné quelques heures plus tard. « Ce sera peut-être un peu délicat si le premier n’est pas le vainqueur du Vendée, admet Pierre Hays. Il y aura une part de tristesse pour celui qui passe les digues en premier. Et pour nous, en termes de communication et de production visuelle, ça va être différent. » A moins que Charlie Dalin réussisse une dernière journée de maboule et remporte les deux classements.

Pendant ce temps, au Pot au noir…

Jérémie Beyou, qui envie les cinq ou six pèlerins en train de se battre pour la gagne et le podium, est pris au piège dans un Pot au noir pas tendre avec lui. Charal est quasiment à l’arrêt au nord de l’équateur, ce qui a le don de frustrer le 3e du Vendée Globe 2016-17. « C’est cauchemardesque ! Je suis à 4 nœuds alors que les autres filent à 20 nœuds vers la victoire et Les Sables d’Olonne. C’est dur. » Pour se rassurer, l’ami Beyou pourra toujours se dire qu’en fin de compte, il aura rejoint les Sables une fois de plus que tout le monde.