Cyclisme : Grégory Baugé, 9 fois champion du monde sur piste, prend sa retraite

VELODROME Le pistard français le plus titré de sa génération renonce aux JO de Tokyo

20 Minutes avec AFP

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Grégory Baugé lors des Jeux Olympiques de Rio, le 12 août 2016.
Grégory Baugé lors des Jeux Olympiques de Rio, le 12 août 2016. — Pavel Golovkin/AP

C’est une légende des vélodromes que l’on ne reverra plus dans des compétitions officielles. Grégory Baugé, neuf fois champion du monde sur piste, a annoncé dimanche renoncer aux JO de Tokyo et mettre fin à sa carrière. Le pistard français, qui aura 36 ans à la fin du mois, est le coureur français le plus titré de sa génération avec quatre médailles d’or en vitesse individuelle.

« J’ai toujours été à 100 % et j’ai constaté que je n’étais plus dans ce schéma-là », a expliqué le Guadeloupéen dans l’émission Stade 2 de France Télévisions. « Du jour au lendemain, j’ai senti que j’étais bridé à 90 %, ce n’est pas suffisant pour briguer une performance aux JO ». Sous le maillot de l’équipe de France, il a accumulé les titres mondiaux dans deux épreuves, la vitesse par équipes entre 2006 et 2015, la vitesse individuelle entre 2009 et 2015.

« Le titre olympique me manque »

S’il n’a pu réaliser son rêve de devenir champion olympique de vitesse, un titre qui échappe à l’école française depuis près d’un demi-siècle (Daniel Morelon en 1972), il a décroché quatre médailles aux JO, trois d’argent et une de bronze, au fil de ses trois participations, à Pékin, Londres et Rio. « Le titre olympique me manque », a reconnu dimanche le démarreur quasi inamovible de l’équipe de France de vitesse. « Mais mon plus grand regret est d’avoir fait perdre un titre mondial à mes coéquipiers ». Une référence aux deux titres mondiaux de 2011, en vitesse individuelle et par équipes, qui lui ont été retirés à cause de manquements à la géolocalisation dans le règlement antidopage.

Baugé, qui a coupé son activité en compétition à deux reprises après les JO de Londres et de Rio, est ensuite revenu sur les podiums. Notamment lors des derniers Mondiaux sur piste organisés en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines, quand il avait enflammé le Vélodrome national en remportant deux médailles d’or.