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«J'ai roulé au côté d'Armstrong pour son retour»

«J'ai roulé au côté d'Armstrong pour son retour»

CYCLISMELe témoignage de Mathieu Perget, coureur français de la Caisse d'Epargne, lors de la présentation de son équipe...
Romain Scotto

Romain Scotto

Son bronzage le trahit au premier coup d’œil. En costume sur la photo officielle de l’équipe, celui-là n’a pas pas passé l’hiver dans le froid. Mais plutôt sous le soleil des courses australes, où le peloton effectue sa tournée du début de saison. Mathieu Perget, le petit grimpeur de la formation Caisse d’Epargne, vient à peine de débarquer d’Australie où il a disputé la semaine dernière le Tour Down Under, au côté d’un certain Lance Armstrong.


Plus que la victoire de l’Australien Alan Davies, c’est bien le retour chez les professionnels du Texan qui a phagocyté l’actualité de la course. A 37 ans, l’Américain d’Astana a mis fin à trois années passées à l’écart des pelotons. Sans vraiment paraître métamorphosé: «Pour moi, il est juste plus humain qu’avant, note Perget, 24 ans, qui est cette année l’un des six Français de l’équipe. Il a l’air serein et heureux de faire du vélo. Peut-être parce qu’il a été très bien accueilli en Australie. Son image est bonne, ici. Ce n’est pas comme en France, où l’accueil du public ne devrait pas être le même.»


«Un coureur comme les autres»


Professionnel depuis seulement deux saisons, le Montalbanais n’avait jamais eu l’occasion de courir avec le septuple vainqueur du Tour. Son rêve est désormais exhaussé: «Pour moi, Lance, c’est une légende. J’ai un ami, Steve Morabito, qui court avec lui et qui me parlait de lui fréquemment. En plus, on est nés le même jour. Ça nous rapproche un peu. Sinon, côté course, je l’ai trouvé en forme. Plutôt dans le rythme.»


A plusieurs reprises, l’Américain a en effet montré à ses supporters qu'il avait encore de beaux restes en attaquant et en s’immisçant dans des échappées. Son classement final (29e) reste anecdotique, mais ceux qui doutaient de ses capacités savent maintenant qu’il est toujours dans le coup. «Là-dessus, il n’y a pas de doute. Tout le monde le respecte en tant que tel. Mais c’est un coureur comme les autres. Quand il veut remonter le peloton, on ne lui ouvre plus la porte.» Cette saison, Armstrong n'aura pas que le public et les médias à séduire.