FC Nantes-Dijon : « Il faut qu’on se bouge »… Les Canaris (encore) à la peine contre le dernier de Ligue 1
FOOTBALL•Ce dimanche, les Canaris ont été incapables de battre (1-1) Dijon, lanterne rouge de L1, pourtant privée de plusieurs titulairesDavid Phelippeau
L'essentiel
- Le FC Nantes, avec Patrick Collot comme coach intérimaire sur le banc (après le limogeage de Gourcuff mardi), a fait match nul (1-1) contre Dijon, dernier de L1, ce dimanche.
- Les Canaris, toujours 14es, ont manqué de maîtrise pendant toute la rencontre.
- Patrick Collot avait fait des choix forts en changeant de système et laissant Blas et Kolo Muani sur le banc.
Au stade de la Beaujoire,
Le FC Nantes est très loin d’être sorti de l’ornière. Le choc psychologique attendu après le limogeage de Christian Gourcuff n’a pas eu du tout l’effet escompté. Ce dimanche, les Canaris, qui menaient pourtant 1-0 à la mi-temps grâce à un penalty transformé par Simon (24e), ont concédé le nul (1-1) contre Dijon, une lanterne rouge privée de plusieurs titulaires. L’avant-match, marqué par des échauffourées entre près de 300 supporteurs en colère après la gestion du président Kita et les CRS, aura été finalement tristement plus animé que cette rencontre digne du niveau Ligue 2. « Le contexte n’a pas pesé », a tout de suite écarté Mehdi Abeid, qui a confié ne pas être au courant des incidents survenus le midi aux abords du stade de la Beaujoire.
Il n’empêche que l’environnement lourd depuis plusieurs jours ne contribue pas à donner une grande sérénité et une grande confiance à des joueurs, qui en manquent cruellement. A la question de savoir si ses protégés jouent avec la peur au ventre, Patrick Collot, entraîneur intérimaire, a avoué qu’il n’en avait « pas l’impression ». « Je pense que les joueurs sont déterminés, qu’ils ont beaucoup d’envie. Et des fois dans ces cas-là on se précipite, on fait les mauvais choix, on ose un petit peu moins. Ce que j’ai vu aujourd’hui me laisse beaucoup d’espoir pour l’avenir. » On n’est pas obligés de le croire quand on repense au manque de maîtrise relativement préoccupant des Canaris contre le dernier de la Ligue 1.
Absence de leaders dans ce FC Nantes
Des chiffres attestent à quel point cette équipe est malade, même si Simon (78e) et Bamba (89e) auraient pu donner les trois points sans un Racciopi décisif dans la cage dijonnaise: 37 % de possession seulement ou encore 338 passes (contre 569 pour Dijon) avec un taux de réussite de seulement 66 %. C’était Dijon en face et pas Manchetser City… Il ne faut pas oublier non plus que Fabio a sauvé deux fois les siens, une fois sur sa ligne (40e) et une autre fois sur une intervention in extremis (72e) devant Konaté. Lafont a aussi confirmé sa bonne forme du moment en se montrant décisif face à Sammaritano, deux minutes après l’égalisation de Konaté inscrit à la 54e.
Collot avait opéré des choix forts tout en songeant à la gestion des matchs qui vont se succéder dans les quinze jours (déplacement à Reims mercredi puis réception d’Angers dimanche puis déplacement à Lyon dans dix jours). Les intouchables sous Gourcuff (Kolo Muani et Blas) ont commencé sur le banc. Girotto était placé en sentinelle. Exit le 4-4-2, place au 4-3-3 pour avoir un bloc plus compact. « On prenait trop de buts dernièrement, j’ai trouvé ça cohérent », s’est réjoui Patrick Collot. Cohérent peut-être, mais très insuffisant. Le FC Nantes n’avance quasiment plus (toujours 14e). Aucun leader ne se semble se dégager de cette formation, qui ne doit pas faire l’économie encore une fois « d’une remise en question », selon Abeid.
Collot a ainsi appelé de ses vœux l’éclosion de « nouveaux leaders » en plus « de Pallois, Castelletto et Abeid ». « On sait que le climat est compliqué, on est les premiers déçus, estime Mehdi Abeid. On aimerait montrer aux supporteurs un autre visage. […] C’est un peu à cause de nous que le coach [Gourcuff] est parti, il faut vraiment qu’on se bouge et qu’on ait des résultats. » Lesquels permettraient aux Canaris d’évoluer avec plus de sérénité, mais ne calmeraient pas une grande partie de supporteurs exaspérés par la gestion de Waldemar Kita.


















