Porto-OM : « Une insulte à tout le peuple marseillais », les supporters très remontés après le record de 12 défaites

LIGUE DES CHAMPIONS Les supporters de l’OM ont vivement réagi après la piètre prestation offerte par leur équipe mardi à Porto (défaite 3-0), synonyme de record du nombre de défaites consécutives en Ligue des champions

Adrien Max
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Les ultras de l'OM déjà mécontent des résultats de leur équipe, en mai 2019.
Les ultras de l'OM déjà mécontent des résultats de leur équipe, en mai 2019. — GERARD JULIEN / AFP
  • L’Olympique de Marseille a été battu mardi soir 3-0 par le FC Porto en Ligue des champions.
  • C’est la douzième défaite de suite pour le club marseillais en Ligue des champions, record égalé.
  • Les supporters de l’OM sont très remontés contre leur équipe après ce triste record.

De notre envoyé spécial à Porto

Une lourde défaite sur le terrain, et dans les cœurs des supporters. L’Olympique de Marseille n’a encore pas existé mardi soir à Porto en s’inclinant 3-0, après une première défaite contre l’Olympiakos (1-0), et la claque reçue par City (3-0). Une défaite synonyme de dernière place du groupe, avec 0 point, mais surtout la douzième de suite en Ligue des champions, record d’Anderlecht égalé… Une « honte » pour André Villas Boas et ses joueurs, un affront pour les supporters de l’OM.

« Que dire ? Les mots nous manquent pour décrire ce que nous avons vu et enduré à l’occasion de cette troisième journée de Ligue des champions. Une insulte faite au football, à l’institution OM, à nos 120 ans d’histoire, à nos couleurs, et à tout le peuple marseillais. Une prestation à nouveau inadmissible et indigne de nos valeurs », s’est désolé le groupe de supporter des South Winners dans un communiqué.

« Cette équipe manque définitivement de tout »

La Ligue des champions est la fierté de l’Olympique de Marseille depuis sa victoire en 1993, la seule française dans cette compétition, maintes fois rappelée à travers le fameux « A jamais les premiers ». Une fierté désormais brandie par les supporters marseillais pour moquer les échecs parisiens sur la scène européenne depuis le rachat du PSG par le Qatar. Avec l’enchaînement de ces contre-performances, les supporters n’auront plus le loisir de chambrer leurs ennemis parisiens. C’est même le retour de bâton.

« Tu ne vas pas gagner la Ligue des champions, mais tu peux au moins faire bonne figure. Avec l’OM, c’est toujours le pire ou le meilleur. A Jamais les premiers, tu es le premier club français à gagner la Ligue des champions, mais aussi à avoir le record de défaites. C’est hallucinant, tu te demandes comment c’est possible, pourquoi ça arrive à l’OM ? Tu as des plus petits clubs comme Nicosie, Bucarest qui ne sont pas très connus et ils ne font pas ça, ils marquent quelques points, quelques buts », s’interroge Benjamin, fan de l’OM depuis sa jeunesse.

« Il faut croire que tous nos détracteurs ont raison de dire que nous ne sommes pas invités dans cette compétition vu l’engagement de nos joueurs. La marche est définitivement trop haute quand on propose de telles prestations plus catastrophiques et affligeantes les unes que les autres. Cette équipe manque définitivement de tout : envie, intensité, qualité technique et athlétique, projet de jeu, grinta, honneur, dignité. Nos starlettes se cachent, on les entend dans la presse ou sur les réseaux sociaux mais on ne les voit pas sur le rectangle de la vérité », regrettent les South Winners.

« Cauchemar et honte historique »

Il faut dire que l’Olympique de Marseille n’y va pas de main morte en termes de marketing-promotionnel-chambreur. Le fameux « C’est Marseille bébé » après la victoire contre le PSG, immédiatement retiré après la défaite contre Saint-Etienne. Et la campagne « Faim d’Europe » incarnée par Dimitri Payet et Dario Benedetto pour UberEats.

Et quand on voit comment les Marseillais se font croquer, le club arrive même à tendre le bâton pour se faire battre. « J’étais affligé, ils se donnent en ridicule eux-mêmes. Tu as l’impression qu’ils sont dans une sorte de délire, ils prennent le truc comme une plaisanterie. C’est Marseille bébé, ils ont fait leur truc, maintenant il faut sortir de ça. Gagner des matchs, et ne pas faire les malins », regrette Benjamin. « Ce retour dans la plus prestigieuse compétition européenne s’annonçait comme une fête, vous l’avez transformé en cauchemar et en honte historique », résument les Winners.