Espagne : Ce gardien de but pensait être le héros du week-end (et en fait non)

FOOTBALL Le dénommé Carlos Aguayo a connu une descente d’acide beaucoup trop rapide

J.L.

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Madre mia Carlos, quel manque de bol
Madre mia Carlos, quel manque de bol — Capture d'écran/twitter

L’euphorie, puis la descente d’acide.Carlos Aguayo n’a même pas eu dix secondes pour fêter le but d’une vie, avant de se taper une honte intersidérale. Le gardien de Vinaros, petit club de 6e division espagnole dans la région de Valence, se souviendra longtemps de ce derby face à Peniscola dimanche dernier.

Il est monté très haut, d’abord, en égalisant à la 95e minute d’une frappe magnifiquement placée à l’entrée de la surface, déclenchant la folie dans les tribunes, visiblement bien remplies malgré le Covid. C’est alors que se noue le drame, lequel se déroule avec une certaine jubilation. Le garçon célèbre l’exploit avec les copains, remercie Dieu, la vierge, ses parents, sa petite amie, et met un certain temps à revenir dans ses cages.

Il pense à se retourner, tout de même, il y a un coup d’envoi à jouer, mais c’est déjà trop tard. L’attaquant d’en face, un certain Marcos Cano, déjà auteur de l’ouverture du score, envoie un lob à la Beckham, qu’on ne voit arriver qu’au dernier moment puisque la caméra était concentrée sur ce pauvre Carlos, un tout petit peu trop avancé pour pouvoir sortir le ballon. Le commentaire en direct d’une collègue du coin est priceless : « No me le creo, no me lo creo ». A voir et à revoir et ces temps de déprime.