Roland-Garros : « Je ne pensais pas qu’il était aussi tard »… Exploit de la Française Clara Burel au bout de la nuit

TENNIS La jeune Bretonne a remporté le match le plus tardif jamais disputé sur la terre battue parisienne

C.A. avec AFP

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La joueuse française Clara Burel a remporté son premier match au bout de la nuit à Roland-Garros le 29 septembre 2020.
La joueuse française Clara Burel a remporté son premier match au bout de la nuit à Roland-Garros le 29 septembre 2020. — Rob Prange/SIPA

La quinzaine s’annonce très compliquée pour les Français à Roland-Garros. Alors ne boudons pas notre plaisir de voir une Frenchy passer son premier tour. Surtout pour son premier match dans le tableau principal du tournoi parisien. Lundi soir, ou plutôt mardi matin peu après minuit, la Bretonne Clara Burel a remporté un match marathon face à la solide Néerlandaise Arantxa Rus, 67e joueuse mondiale et 1,80 m sous la toise. L’ancienne numéro un mondiale junior, actuelle 357e au classement WTA a réalisé un véritable exploit en s’imposant en trois sets à rallonge 6-7 (7/9), 7-6 (7/2), 6-3.

Bouclé après minuit, ce match devient le plus tardif jamais disputé à Roland-Garros. Un record rendu possible par l’éclairage proposé pour la première fois sur douze des quatorze cours. Décalé en septembre à cause de la crise sanitaire, le tournoi parisien ne bénéficie pas de l’ensoleillement tardif du mois de juin. « Je viens de voir qu’il était presque 1 h du matin, je ne m’en suis pas rendu compte pendant le match qu’il était aussi tard, je pensais qu’il était 21h ou 22h, ça a été un peu une surprise », a souri Burel à l’issue de son match. « Je n’ai jamais commencé un match alors qu’il faisait déjà nuit comme ça ».

Sa première victoire en grand chelem a pourtant mis longtemps à se dessiner. Alors qu’elle menait 5-2 dans la première manche, celle qui est née à Rennes il y a dix-neuf ans a finalement lâché dans le jeu décisif devant une poignée de spectateurs noctambules emmitouflés. Les deux joueuses ont échangé les breaks tout au long des trois sets : dix-huit au total, dix en faveur de Burel et huit pour Rus, sur le court N.7 adossé au court Philippe-Chatrier, où les matchs étaient terminés depuis belle lurette.

« Ça a été beaucoup d’émotion »

Au bout de 2 h 57 de combat, la Bretonne a pu tomber dans les bras de sa mère pendant de longues secondes. « A la fin, quand j’ai vu ma mère, j’ai repensé à l’année dernière quand je regardais Roland-Garros et que je venais de me faire opérer du poignet, c’était difficile. Quand j’ai gagné, j’ai repensé à tout ça, ça a été beaucoup d’émotion », a-t-elle raconté. « Je suis super fatiguée, mais forcément il y a de l’excitation après ce match », a-t-elle ajouté. Au prochain tour, Burel affrontera la Slovène Kaja Juvan (103e), victorieuse 6-3, 6-3 de l’ex-N.1 mondiale Angelique Kerber.