HBC Nantes : Du port de pêche de Volendam à Kiel, le « H » va jouer son 100e match européen jeudi

HAND Les Nantais sont en déplacement à Kiel, lors du deuxième match de la phase de poule de la Ligue des champions, jeudi soir. Un match qui fera date dans l’histoire du club nantais

David Phelippeau

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Olivier Nyokas en finale (perdue) de la Ligue des champions contre Montpellier en 2018.
Olivier Nyokas en finale (perdue) de la Ligue des champions contre Montpellier en 2018. — Catherine Steenkeste/SIPA
  • Le HBC Nantes participera, jeudi soir, à Kiel, à son centième match sur la scène européenne.
  • Tout avait commencé pour le « H » en 2011 à Volendam (Hollande), en Coupe EHF.
  • Depuis, le club nantais a perdu trois finales européennes.

54 matchs de Ligue des champions + 46 en Coupe d’Europe EHF, ça fait 100. Jeudi soir, à Kiel, lors de la deuxième journée de phase de poule de la Ligue des champions, le HBCN participera à son 100e match sur la scène européenne.

L’aventure européenne du HBC Nantes a débuté le 8 octobre 2011 à Volendam. Dans la banlieue d’Amsterdam, dans un petit port de pêche. Dans l’effectif nantais, des noms que beaucoup de fans nantais de la première heure n’ont pas oubliés :  Dole, Sayad, Borja Fernandez, Mourioux, De La Bretèche ou Siffert. Gregory Cojean, coach adjoint actuel d’Alberto Entrerrios, se souvient ce déplacement dans cette bourgade charmante, située à environ 20 km au nord-est d’Amsterdam. « C’était un peu une petite virée d’étudiants », plaisante-t-il. Le HBCN n’était encore qu’un novice sur le plan de l’Europe. « C’était une autre époque, un autre monde… Certains ont maintenant des cheveux blancs, d’autres beaucoup moins ! », s’esclaffe Cojean en regardant certains journalistes.

Trois finales européennes perdues

« Nantes a découvert l’Europe puis s’est pris au jeu », poursuit-il, en gardant « toujours le même ADN », selon Valero Rivera, rescapé du périple hollandais et meilleur buteur de Nantes sur la scène européenne (336 réalisations, malgré un intermède de deux ans à Barcelone de 2016 à 2018). « Le club grandit à la vitesse à laquelle on le pousse », précise ce dernier quand on l’interroge sur la croissance rapide et perpétuelle du « H », club encore en deuxième division nationale en 2008.

« La période de la découverte est terminée, l’objectif du club est plus élevé, estime Cojean, qui n’oubliera jamais la première finale perdue en EHF (le HBCN en a perdu trois en 2013, 2016 en EHF et 2018 en Ligue des champions) en 2013 contre Rhein-Neckar à Beaulieu. Il y a moins de place pour l’amusement. » Il faut dire qu’après Veszprem (vice-champion d'Europe 2019) la semaine dernière (défaite 24-28), le « H » enchaîne avec Kiel jeudi soir et Barcelone jeudi prochain, deux mastodontes européens.