France-Croatie : Longtemps dépassés, les Bleus se sont réveillés pour renverser les Croates

FOOTBALL Avec un score qui rappelle de très bons souvenirs

Nicolas Camus

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Ligue des nations: Le débrief de France-Croatie — 20 Minutes

Au Stade de France,

L’équipe de France, longtemps dépassée et sans idée, a su se montrer réaliste pour battre la Croatie sur le même score qu’en finale de la Coupe du monde (4-2), mardi soir, dans un Stade de France à huis clos. Les Bleus, s’ils doivent encore monter en puissance, ont assuré l’essentiel et partagent désormais la tête de leur groupe de Ligue des nations avec le Portugal.

Et à la fin…

… C’est la France qui gagne. Les Croates doivent en avoir un peu marre. Même si cette rencontre n’avait rien à voir avec la finale d’il y a deux ans, avec seulement huit joueurs concernés au coup d’envoi et un contexte évidemment différent, les Bleus ont offert quelques réminiscences de ce jour de gloire. Le score, donc, mais aussi cette première période complètement à côté de leurs pompes, dépassés dans l’engagement, dont ils sont sortis en tête au tableau d’affichage sans que l’on sache vraiment comment (2-1). La seconde a été de meilleure facture, bien plus rythmée, Upamecano, buteur dès sa deuxième sélection, et Giroud, à qui Griezmann a laissé un penalty, scellant la victoire.

Ben Yedder-Martial, vrais candidats

Les deux attaquants, impliqués sur les deux premiers buts des Bleus, ont profité de la chance qui leur a été donnée. Martial, qui revenait après plus de deux ans d’absence, a initié le premier but, qu’il a ensuite offert à Griezmann, et a provoqué le second, un contre-son-camp du gardien croate. Ben Yedder a lui encore prouvé qu’il était un sacré joueur de foot, précis dans les petits espaces. Les places vont être chères devant, quel que soit le système, entre les incontournables Mbappé, Giroud et Griezmann, Fekir toujours là car il est la doublure parfaite de Grizou, Coman… Et il faudra voir comment revient Thauvin. Voire Dembélé.

Quid du 3-5-2 ?

Après la Suède, DD n’aura pas pu constater des progrès flagrants dans la maîtrise de ce système, même si les sept changements par rapport à Solna l’expliquent en partie. Sissoko et Mendy n’ont pas montré beaucoup plus que Dubois et Digne sur les côtés, ce qui est un vrai souci, même si on sent que le latéral madrilène en a largement les moyens. Les trois centraux ont eu un mal fou à se coordonner. Leur fébrilité aura été une constante pendant 90 minutes. Kanté et Nzonzi ont peiné à donner du souffle au milieu, aussi. Il faudra attendre un peu pour savoir si cela peut être un plan B, voire un peu plus que ça. Mais pas de panique, on va encore voir les Bleus six fois d’ici à la fin de l’année. Ça en laisse, du temps, pour s'améliorer.