ASSE : Le cas Ruffier est « un épiphénomène », selon Claude Puel

FOOTBALL Le gardien stéphanois a été mis à pied par sa direction, qui le recevra le 22 juillet 

N.C. avec AFP

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Stéphane Ruffier lors de PSG-ASSE, le 14 août 2018.
Stéphane Ruffier lors de PSG-ASSE, le 14 août 2018. — J.E.E/SIPA

Le manager général de l’AS Saint-Etienne Claude Puel  a estimé jeudi que le litige opposant le club forézien à son gardien Stéphane Ruffier, mis à pied par l'ASSE, était « un épiphénomène ». Le joueur doit être reçu par sa direction le 22 juillet.

« Pour moi, c’est un épiphénomène dans la mesure où un joueur, qui voit son poste remis en question, dérape, comme son entourage. Il se pénalise tout seul mais je ne veux pas qu’il pénalise le groupe qui prépare la finale de la Coupe de France. Je me dois d’être le garant et de protéger l’effectif », a déclaré Puel en conférence de presse.

A l’origine, Claude Puel avait écarté Ruffier (383 matchs chez les Verts) au profit de sa doublure Jessy Moulin pour jouer contre Reims le 23 février en Ligue 1 après plusieurs mauvaises performances de son gardien numéro un. « C’était un choix sportif qui n’est pas accepté par le joueur », a commenté le manager des Verts.

Dans la foulée, l’agent de Ruffier, Patrick Glanz, avait tenu des propos très durs à l’encontre de Puel. L'ASSE y avait répondu en engageant une procédure judiciaire à l’encontre de l’agent pour ne pas avoir à lui verser sa dernière commission de 180.000 euros. « Ce n’est pas une histoire entre un entraîneur et un joueur mais entre un salarié et un club qui l’emploie. Personne n’est au-dessus du club », a relevé Puel.

« Il paraît que cela arrive assez souvent à Saint-Etienne »

« Comme pour tout joueur qui s’égare, c’est à lui de revenir avec un bon comportement surtout vis-à-vis de ses coéquipiers », a insisté le technicien, rejetant l’idée d’une mauvaise ambiance au sein de l’effectif, qui vient de gagner ses trois premiers matchs amicaux contre Rumilly-Vallières, Nice et Charleroi.

« Quand on vit avec le groupe à l’entraînement depuis le 17 juin et qu’on voit des inepties ou des « fake news » (…) de la part d’anciens vendeurs de voitures, de pseudos agents ou autres, c’est particulier. Il paraît que cela arrive assez souvent à Saint-Étienne » s’est-il étonné.

Debuchy démine aussi

« Il y a un décalage avec ce que l’on vit au quotidien et la qualité de travail, l’ambiance. Je reste perplexe de voir la traduction qui en est faite à l’extérieur », s’est offusqué Claude Puel, réfutant également une prétendue altercation avec Mathieu Debuchy.

Ce dernier, qui était présent lui aussi devant la presse, a appuyé les propos de son entraîneur. « Certes on a eu une discussion [avec le coach], mais en aucun cas il n’y a eu des insultes, a assuré le défenseur. J’ai été très surpris d’apprendre qu’on avait failli en venir aux mains. C’est quand même scandaleux. »