Pro D2: Le projet émirati de rachat du club de rugby de Béziers n’aboutira pas

ECHEC Portée par l’ancien international Christophe Dominici, la reprise du club a été abandonnée après un nouvel avis défavorable de la Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion

20 Minutes avec AFP

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Un ballon de rugby (illustration).
Un ballon de rugby (illustration). — Tomii Yoshio/SIPA

L’ancien international Christophe Dominici voit le projet qu’il portait tombé à l’eau. La reprise du club de rugby de Béziers (Pro D2) par des investisseurs émiratis a été abandonnée après un nouvel avis défavorable de la Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG).

Un terme définitif au feuilleton

« Nous avons reçu une flèche obligeant la DNACG à ne pas pouvoir donner son accord immédiat et ayant comme première conséquence de ne pas faire le recrutement nécessaire dans les temps pour redonner à Béziers sa véritable place dans le rugby français », indique un communiqué publié lundi par le groupe Sotaco, qui représentait les investisseurs émiratis. « Nous partons tristes et nous savons que le cœur biterrois saigne et pleure… Le nôtre aussi car la magie d’un projet s’est éteinte aujourd’hui », poursuit le communiqué, mettant un terme définitif à un feuilleton qui dure depuis la mi-mai.

Le club aux onze titres de champion de France avait longtemps semblé prêt à passer sous pavillon émirati. Mais, fin juin, la formation héraultaise avait annoncé que René Bouscatel, ancien président du Stade toulousain, allait devenir le nouveau patron au cœur d’un contre-projet mené par Louis-Pierre Angelotti, le principal actionnaire. Le duo Bouscatel-Angelotti avait fait volte-face quelques jours plus tard et l’ASBH était entré en « négociations exclusives » avec les investisseurs émiratis.

Passion d’Ovalie réfute la version de Sotaco

Dans le clan Dominici, on assure avoir apporté les pièces nécessaires « dans un temps très restreint puisque le protocole d’accord n’a été signé que le 6 juillet ». Insuffisant pour le gendarme financier qui a retoqué le dossier émirati, assurant, selon une source proche du dossier, ne pas avoir reçu suffisamment de garanties.

La société Passion d’Ovalie, actionnaire majoritaire du club, a réagi en s’étonnant que Philippe Baillard, représentant de Sotaco Management, ait évoqué une flèche reçue, « alors qu’au contraire de ce qui a pu être relaté dans la presse, les parties ont travaillé d’arrache-pied, dans une coopération parfaite et totalement transparente ». La DNACG ayant jugé les éléments de solvabilité apportés par la société Sotaco Management comme insuffisants, « la cession du club n’a donc pas échoué par un refus des actionnaires actuels ou, comme évoqué, par une exigence de dernière minute, mais du seul fait des règles prudentielles de la DNACG », ajoute Passion d’Ovalie.

L’ASBH devra passer jeudi devant la DNACG et pourrait risquer une relégation administrative. A moins que l’organisme ne se montre clément en raison de la longueur des négociations.