Rugby : La FFR condamnée à payer 3,36 millions d’euros pour avoir abandonné le projet de Grand Stade

GROS SOUS Le projet de Grand Stade avait été abandonné par Bernard Laporte lors de son élection à la présidence de la FFR en décembre 2016

20 Minutes avec AFP

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Bernard Laporte, le 20 septembre 2019 lors d'un entraînement du XV de France au Japon.
Bernard Laporte, le 20 septembre 2019 lors d'un entraînement du XV de France au Japon. — Nicolas Datiche/SIPA

Il devait s’élever sur le territoire des communes de Ris-Orangis et Bondoufle en Essonne. Mais le Grand Stade du rugby français n’a jamais vu le jour. Comme l'indique Le Monde, la Fédération française de rugby (FFR) a été condamnée à verser 3,36 millions d’euros à la communauté d’agglomération Paris Sud Seine-Essonne-Sénart, pour l’abandon de ce projet au sud de Paris. La décision de ne pas réaliser ce gros investissement avait été prise par Bernard Laporte, dès son élection à la présidence de la FFR en décembre 2016.

Le tribunal administratif de Versailles a jugé que la Fédération ne pouvait pas résilier unilatéralement le contrat. La commune de Ris-Orangis doit percevoir une indemnité complémentaire de 18.300 euros, alors que celle de Bondoufle a été déboutée. Les deux villes et la communauté d’agglomération avaient saisi la justice administrative, réclamant « plus de 54 millions d’euros » au titre du manque à gagner provoqué par l’abandon du Grand Stade, enceinte de 82.000 places, dont le coût était estimé à 581 millions d’euros.

Pas encore de communication sur un éventuel appel

Le projet était l’œuvre de Pierre Camou, le prédécesseur de Bernard Laporte à la tête de la FFR. Laquelle a confirmé la décision judiciaire à l’AFP, sans la commenter sur le fond. « Dès que nous aurons connaissance des attendus, nous nous positionnerons sur un éventuel appel », a précisé un porte-parole de la Fédération.