FC Nantes : « Nelson Mandela aussi a fait de la prison… », se défend Bayat, proche de Kita

FOOTBALL L’agent belge de 46 ans, qui gère la quasi-totalité des transferts à Nantes, s’est invité dans une émission de RMC lundi soir

David Phelippeau

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Mogi Bayat.
Mogi Bayat. — VIRGINIE LEFOUR / BELGA / AFP

Il n’était pas prévu, mais il s’est invité. Lundi soir, alors que l’émission L’After Foot de RMC consacrait un sujet à l’influence de Mogi Bayat dans le recrutement du  FC Nantes, l’agent franco-belgo-iranien a contacté la radio pour s’expliquer en direct. Une parole rare car l’intéressé ne répond plus aux journalistes (belges notamment) depuis 2018… « Je ne veux pas que Monsieur Kita et Nantes soient attaqués en utilisant mon nom », a-t-il tout de suite précisé.

Bayat n’a pas nié son influence à la Jonelière. « Dans mon activité d’agent, le FCN représente moins de 10 % de mon chiffre d’affaires. Je travaille énormément avec Nantes car il y a des affinités. Je travaille dans le foot depuis quinze ans. Je suis un professionnel. »

Celui qui fait office d’intermédiaire dans quasiment tous les dossiers d’entrées et de sorties de joueurs depuis plusieurs mercatos a nié en revanche être le directeur sportif officieux du club nantais : « Je ne souhaite pas être le directeur sportif de Nantes, ni d’aucun club. Je n’ai pas du tout envie d’arrêter d’être agent. J’aime beaucoup mon métier. Aujourd’hui, je suis intermédiaire, avec un diplôme belge. Qui a dit qu’on m’a confié quoi que ce soit ? On ne m’a rien confié du tout. Au club de Nantes, il y a Philippe Mao qui est le responsable du recrutement. Aucun joueur ne vient à Nantes sans être validé par la cellule de recrutement, par l’entraîneur, par l’adjoint, par tout le monde. »

Il se compare à Nelson Mandela

Enfin, Bayat a forcément été interrogé sur l’enquête qui est en cours le concernant. Fin 2018, il a été inculpé de blanchiment et de participation à une organisation criminelle. Il a dormi plus de quarante jours en prison et a été libéré sous caution (150.000 euros). Celui qui reste présumé innocent a répondu : « Nelson Mandela a fait de la prison et des gens bons en ont fait aussi. »