Finistère : Chaviré au large du Portugal il y a trois ans, un trimaran retrouvé de l’autre côté de l’Atlantique

VOILE Le trimaran d’Eric Defert et Christopher Pratt Drekan Group a été retrouvé aux Bahamas plus de deux ans après un chavirage lors de la transat Jacques Vabre

C.A. avec AFP

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Le trimaran d'Eric Defert Drekan Group a été retrouvé aux Bahamas plus de deux ans après un chavirage au large du Portugal.
Le trimaran d'Eric Defert Drekan Group a été retrouvé aux Bahamas plus de deux ans après un chavirage au large du Portugal. — Eric DEFERT / Ocean Addict / AFP

Il a traversé l’Atlantique en solitaire. Sans même un skippeur à sa barre. Un trimaran qui avait chaviré au large du Portugal lors de la transat Jacques Vabre en 2017 a été retrouvé aux Bahamas deux ans plus tard. Eric Defert, son skippeur, envisage de le rapatrier à Brest ( Finistère) pour le retaper. Le navigateur breton, toujours sponsorisé par le groupe Drekan qui avait donné son nom au bateau, cherche des fonds pour offrir à son bateau une nouvelle traversée de l’Atlantique. En cargo, cette fois-ci.

« Quand on m’a dit qu’il était aux Bahamas, je n’y ai pas cru. Pour moi, il avait coulé ». Eric Defert n’en revient toujours pas. En 2017, avec son coéquipier Christopher Pratt, il avait été contraint d’abandonner son Multi50 Drekan Groupe après avoir chaviré en pleine nuit entre les Açores et le Portugal. En raison d’une balise défectueuse, la trace de son trimaran de 15 m de long avait été rapidement perdue.

« En février 2019, un ami m’appelle et me dit avoir vu mon bateau sur le fil Facebook d’un copain, relate le skippeur. Je n’y croyais pas au début, mais je l’ai tout de suite reconnu. Il se tenait à l’envers à quelques mètres de récifs. »

« Il a des bobos mais ce n’est que de la carrosserie »

Cinq mois plus tard, le skippeur part aux Bahamas pour le remettre à l’endroit, « avec les moyens du bord », et évaluer son état. « Il a des bobos mais il n’y a pas de pièces structurelles à refaire, ce n’est que de la carrosserie en quelque sorte ». Le navigateur souhaiterait désormais le ramener à Brest pour le restaurer. Le coût de sa remise en état est évalué à 500.000 €, contre 650.000 € pour l’achat d’un trimaran similaire d’occasion.

Toujours soutenu par le groupe Drekan, spécialisé dans la maintenance de machines tournantes industrielles, Eric Defert recherche un ou des partenaires pour financer le retour en cargo au cours de l’été du Mutli50. « L’objectif phare ce sera la transat Jacques Vabre 2021 afin de boucler cette histoire », assure le Breton, titulaire du record en 2011 de la traversée en solitaire de l’Atlantique Nord en monocoque de 40 pieds (12 m).