Top 14 : Le président du Stade Toulousain Didier Lacroix ne veut pas de phases finales cet été

RUGBY Didier Lacroix, président du Stade Toulousain, s’est exprimé dans « Midi Olympique », alors que l’incertitude plane sur la reprise du Top 14

20 Minutes avec AFP

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Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain, le 4 juillet 2017 au stade Ernest-Wallon.
Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain, le 4 juillet 2017 au stade Ernest-Wallon. — N. Stival / 20 Minutes

Alors que la saison de Top 14 est arrêtée depuis le 13 mars à cause de l’épidémie de coronavirus, la Ligue nationale de rugby (LNR) envisage comme scénario de reprise une phase finale à quatre en fin d’été :  Bordeaux-Bègles face à Toulon et Lyon contre le Racing 92 en demies avant une grande finale au Stade de France.

Pour l’heure, elle est censée avoir lieu juste avant la première journée de la saison 2020-2021. Mais le scénario ne convient pas à Didier Lacroix, président du Stade Toulousain, septième avant l’interruption du championnat. « Redémarrer une saison avec des phases finales juste pour le principe d’en avoir n’a pas de sens », affirme ce jeudi le patron du champion de France en titre, dans un entretien accordé au bihebdomadaire Midi Olympique.

« La phase finale, c’est le nec plus ultra d’une saison, insiste Lacroix. Nous, on voudrait les sortir du contexte pour ne faire que deux ou trois rencontres au moment de la reprise. Ce sont habituellement des matchs amicaux à ce moment-là, car on n’a pas de rythme ou la ferveur de la montée en puissance. »

« On peut dire "à condition particulière, solution particulière". Je le comprends, mais je ne crois pas qu’on puisse jeter ce devoir de mémoire des phases finales, cet instant magnifié pour ceux qui ont eu la chance de les jouer ou de les vivre », poursuit le président toulousain.

Le rugby ne peut « pas vivre à huis clos »

Selon lui, il faut que le rugby s’adapte et tente « coûte que coûte » et « quelles qu’en soient les dates » de continuer le championnat en cours. Si ce n’est pas faisable, il faudra alors prendre « les décisions prises par d’autres » : arrêter le championnat ou le geler.

Par ailleurs, Didier Lacroix a estimé que le rugby ne pouvait « pas vivre à huis clos » : « A huis clos, à Toulouse, mais aussi dans d’autres clubs, le rugby ne tient pas plus d’un mois et demi. »