Coronavirus: Les clubs et le syndicat des joueurs parviennent à un accord sur une baisse des salaires

FOOTBALL Les joueurs récupèreront ce qu'ils devaient toucher lorsque les clubs auront perçu leurs droits TV

N.C. avec AFP

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Dimitri Payet lors d'OM-Amiens, le 6 mars 2020 au Vélodrome.
Dimitri Payet lors d'OM-Amiens, le 6 mars 2020 au Vélodrome. — Daniel Cole/AP/SIPA

Les dirigeants et les footballeurs du championnat de France ont scellé un accord invitant à une baisse « provisoire » des salaires afin de préserver la trésorerie des clubs face à la crise sanitaire, a-t-on appris mardi auprès du syndicat des joueurs (UNFP).

« On a validé la recommandation ce matin », a confirmé à l’AFP Philippe Piat, le président de l’UNFP. « L’idée, c’est que les joueurs diffèrent une partie de leurs salaires d’avril pour permettre aux clubs de s’en sortir », a-t-il ajouté, prônant un « effort provisoire » face à une « situation sanitaire dramatique » en raison de la pandémie de coronavirus.

Un barème selon le niveau de salaires des joueurs

Après une réunion avec le ministère de l’Economie mardi matin pour régler d’ultimes détails, les représentants des clubs et des joueurs ont scellé une « recommandation » commune selon laquelle les footballeurs acceptent une réduction temporaire de salaire, qu’ils toucheront au moment du versement des droits télévisés, actuellement gelés par les diffuseurs Canal+ et beIN Sports, a détaillé le dirigeant de l’UNFP.

Cette réduction temporaire, qui s’ajoute aux économies déjà obtenues grâce au dispositif d’activité partielle mis en place par le gouvernement et activé par de nombreux clubs, sera calculée à partir d’un barème progressif, a-t-il encore développé, avec des tranches en fonction du niveau de salaire perçu.

Les joueurs percevant moins de 10.000 euros dans le cadre de l’activité partielle, soit 70 % de leur salaire mensuel brut, ne seront pas concernés par ce dispositif. Au-delà, quatre tranches seront mises en place : 20 % de rémunération en moins en avril pour les joueurs gagnant entre 10.000 et 20.000 euros ; 30 %, pour ceux entre 20.000 et 50.000 euros ; 40 %, pour ceux entre 50.000 et 100.000 ; et enfin 50 % en moins pour ceux percevant plus de 100.000 euros par mois.

Il s’agit toutefois d’une simple recommandation : en vertu du droit du travail, « on ne peut obliger personne à y adhérer », a détaillé le dirigeant de l’UNFP, précisant néanmoins qu'« une grande majorité n’ira pas à l’encontre » de cet accord.