« Recette-gate » : L’OM est « prêt à faire un geste » pour Granville, mais rappelle « qu’un sou est un sou »

FOOTBALL Jacques-Henri Eyraud a visiblement tiré les leçons de la polémique après le 32e de finale face à Trélissac. L'OM envisage de laisser sa part de recette à Granville, vendredi, en Coupe de France

J.S.-M. avec AFP

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Jacques-Henri Eyraud lors de la cérémonie 2019 du Ballon d'Or.
Jacques-Henri Eyraud lors de la cérémonie 2019 du Ballon d'Or. — C. Saidi / SIPA

« Nous sommes prêts à faire un geste, on réfléchit auquel », annonce l'OM à l’AFP, avant le 16e de finale de Coupe de France contre Granville (National 2), ce vendredi (21h05). Les Marseillais ont visiblement tiré les leçons du « recette-gate », déclenché par les dirigeants de Trélissac après le 32e de finale.

Le club pourrait par exemple prélever la part que lui coûte le déplacement et laisser une partie de sa recette à Granville. « L’époque des dépenses somptuaires de RLD », Robert-Louis Dreyfus, l’ancien propriétaire décédé en 2009, « est terminée », fait-on toutefois savoir à l’OM, rappelant une période « où l’argent était jeté par les fenêtres. Et ce revirement ne date pas de l’arrivée de Frank McCourt », le propriétaire américain, et de JHE.

McCourt vérifie les comptes « tous les trois jours »

« C’est un business », et « un sou est un sou », insiste le club, où McCourt surveille les comptes « tous les trois jours ». Lorsque Granville avait accueilli l’OM en quart de finale de Coupe de France en 2016, « ils nous avaient laissé une grosse partie de la recette », explique à l’AFP le président de l’US Granville, Dominique Gortari.

Si les Marseillais gardent leur part, « ils sont dans leur droit. Ça serait sympathique de leur part s’ils la laissent », précise-t-il. Toutes les équipes professionnelles ne laissent pas leur part de recette à des amateurs : Nîmes ne l’a pas fait, Lille l’a réservée à ses propres partenaires amateurs.