Nîmes Olympique n’a pas (non plus) laissé sa part de recette aux amateurs de Tours

GROS SOUS Les pensionnaires de Ligue 1 sont repartis avec les 9.500 euros de recette auxquels rêvait le club, relégué financièrement en National 3 en fin de saison dernière

Jérôme Diesnis

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Comme les Marseillais, les Nîmois n'ont pas brillé par leur générosité ce week-end en Coupe de France
Comme les Marseillais, les Nîmois n'ont pas brillé par leur générosité ce week-end en Coupe de France — Daniel Cole/AP/SIPA
  • Vainqueurs aux tirs au but à Tours, en Coupe de France, Nîmes n’a pas laissé sa part de recette à son adversaire comme le veut la tradition.
  • Le club tourangeau, tombé en National 3 après avoir été sanctionné par la DNCG, explique avoir pourtant mis son adversaire « dans les meilleures dispositions ».
  • L’OM et Lille se sont également illustrés pour être repartis avec leur part de recette contre leurs adversaires respectifs en 32e de finale.

« Il paraît que “la richesse est comme l’eau de mer, plus on en boit et plus on a soif”. » C’est avec une conclusion teintée de philosophie que le Tours FC, modeste pensionnaire de N3, a révélé plusieurs jours après le match, que Nîmes Olympique ne lui a pas laissé sa part de recette, comme le veut la coutume lorsqu’un club pro rencontre une équipe de division inférieure en Coupe de France. Nîmes s’est qualifié ce week-end dans la douleur, aux tirs au but, contre son adversaire qui lui rendait quatre divisions.

En 32e de finale, déjà, l’OM s’est affranchi de cette tradition, prétextant le coût du transport et de l’hébergement à Limoges (70.000 euros) où les Phocéens affrontaient la modeste équipe de Trélissac (N2). « « Notre politique est de laisser notre part de recette quand on dispute un match dans un stade vraiment champêtre », a précisé l’OM dans un communiqué officiel. Marseille s’est défendu en expliquant être « parmi les deux ou trois clubs français qui financent le plus le foot amateur avec les partenariats Next Generations ». Même chose pour Lille qui explique reverser systématiquement l’intégralité de cette somme aux clubs nordistes.

« Les Gardois sont partis en catimi avec la recette »

A Tours, relégué sportivement de L2 en national en 2018 puis administrativement de National en Nationale 3 par la DNCG à la fin de la saison 2018-2019, cette somme aurait été bienvenue. « Accueillis chaleureusement la veille du match pour sa mise en place au centre d’entraînement du Tours FC, placés dans les meilleures conditions pour leur séjour, qualifiés […] avec à la clé une dotation financière fédérale de 50.000 euros, les Gardois sont partis en catimini avec leur part de recette, regrettent les Tourangeaux. Un montant de 9.500 euros qui à l’échelle d’un budget de club de Ligue 1 représente une microscopique goutte d’eau. »

Selon le Tours FC, les Crocos auraient justifié cette décision « par le fait qu’il fallait couvrir les frais de déplacement et d’hébergement. Pourtant les Nîmois sont venus avec leur car officiel et ont dormi à l’Ibis Styles ». Les deux clubs se sont régulièrement rencontrés par le passé lorsqu’ils évoluaient l’un comme l’autre en Ligue 2.

La main tendue à Rani Assaf

Nîmes Olympique n’a pour l’instant pas expliqué son choix. « Mais, il n’est peut-être pas trop tard pour revenir sur cette décision Président Rani Assaf », lance à son président le club d’Indre-et-Loire…