Angers-OM: «C'est sûr qu'on n'est pas mal...», avoue Mandanda, capitaine d'un Marseille irrésistible

FOOTALL Cinquième victoire (0-2) de rang pour les Marseillais, ce mardi soir, à Angers. L’OM conforte sa deuxième place de la Ligue 1

David Phelippeau

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La joie marseillaise à la fin du match.
La joie marseillaise à la fin du match. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
  • Marseille n’a pas tremblé (0-2) à Angers ce mardi soir.
  • L’OM, qui enchaîne une cinquième victoire de rang, conforte sa deuxième place de la Ligue 1.
  • Les Olympiens, qui dégagent une grande sérénité, restent néanmoins prudents.

Ce n’est sans doute pas victoire la plus convaincante, mais ça fait cinq d’affilée quand même. L’Olympique de Marseille n’en finit plus de gagner. Ce mardi soir, l’ OM s’est imposé (0-2) avec sérieux à Angers, son poursuivant le plus proche avant la rencontre. Dans l’histoire marseillaise, un tel enchaînement de succès est souvent synonyme de podium. Il est forcément un peu tôt pour l’affirmer, mais il est fort à parier que la formation de Villas-Boas ne sera pas loin des trois premières places en fin de saison tant elle dégage actuellement de la maturité et de la maîtrise dans son jeu.

Quoi qu’il arrive mercredi soir, Marseille (2e) aura cinq points d’avance sur le 3e. « La plus grosse erreur, c’est de se dire que les objectifs sont atteints, tempère le milieu de terrain Valentin Rongier. Il reste énormément de matchs. » L’entraîneur Villas-Boas se projette davantage : « La position du PSG ne nous occupe pas l’esprit, notre objectif c’est de finir deuxièmes à la fin du Championnat. Ce serait un très bon résultat. »

L’OM a surpris Angers à son propre jeu

En attendant, mardi soir, l’OM a montré une facette inattendue de son jeu. Contre toute attente, les Marseillais ont laissé le ballon et ont beaucoup couru après (60 % de possession de balle pour Angers), mais ils n’ont quasiment jamais été pris de vitesse. « Avec le coach [Villas-Boas], on réfléchit beaucoup à l’adversaire, explique toujours Rongier. On savait qu’Angers était habitué à évoluer en transition offensive, on leur a donc laissé plus le ballon et ça nous a réussis. » Villas-Boas, ce visionnaire : « On a donné volontairement le ballon à Angers et on attendait des erreurs de leur part dans la construction. Ça a marché. »

Dans le jeu, l’OM n’a encore pas été trahi par ses « gars sûrs » du moment. Mandanda a géré grâce à une horizontale la première frayeur angevine (15e). Dans le même temps, Rongier s’est mis à aimanter les ballons au milieu et Payet s’est amusé à les distribuer à sa guise. Extérieur gauche caviar en début de match, mais surtout plat du pied comme sur la passe décisive pour Sanson (17e) ou le penalty transformé (41e). A ce rythme-là, la question du retour de Payet en Bleu va sonner comme une évidence.

La patte Vilas-Boas

Dans le second acte, les Olympiens se sont épargné des sueurs froides et ont dégagé une force tranquille qui a laissé penser qu’ils en avaient encore pas mal sous le capot. « Le coach Villas-Boas sait exactement le projet de jeu qu’il veut, et aujourd’hui, ça fonctionne, observe le capitaine Steve Mandanda. C’est sûr que pour l’instant on n’est pas mal. » Les Olympiens refusent de banaliser cette série positive qui s’étire depuis un mois. « Ce n’est pas anodin un cinq sur cinq, insiste Morgane Sanson. Mais, il ne faut surtout pas qu’on se dise que rien ne peut nous arriver car ça peut aller très vite dans l’autre sens. » En ce moment, c’est surtout l’OM qui imprime un rythme trop rapide pour tous ses poursuivants.