Coupe du monde féminine : « Je n’ai pas compris le système de l’équipe de France », balance Megan Rapinoe

FOOTBALL FEMININ La nouvelle Ballon d'or a livré une interview à « France Football » dans laquelle elle n’épargne pas la sélectionneuse de Bleues battues en quart de leur Coupe du monde contre les Etats-Unis (1-2)

Jérémy Laugier

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Megan Rapinoe n'a pas épargné Corinne Diacre dans son interview de Ballon d'or pour «France Football».
Megan Rapinoe n'a pas épargné Corinne Diacre dans son interview de Ballon d'or pour «France Football». — Anna Gowthorpe/BPI/REX/SIPA

En une interview publiée ce mardi par France Football, la nouvelle Ballon d'or Megan Rapinoe a réussi la performance de davantage écorcher Corinne Diacre que Wendie Renard dans toute son autobiographie. La star du Mondial français, remporté l’été dernier par son équipe américaine, est ainsi revenue sur ce quart de finale sans grande saveur face aux Bleues (2-1).

Et ce en se questionnant sur le rôle de deux de ses anciennes partenaires à l’OL, où elle a évolué de 2013 à 2014 : « Eugénie (Le Sommer) et Amel (Majri) font partie de mes joueuses favorites. Je ne comprends toujours pas pourquoi Eugénie a évolué à gauche lors de la Coupe du monde. Elle devait être positionnée plein axe car elle est tellement créative. Ce qui aurait libéré la place pour Amel qui rongeait son frein comme arrière gauche. Je n’ai pas compris le système tactique de l’équipe de France face à nous. Mais je suis reconnaissante envers la personne qui l’a mis en place. »

Wendie Renard, « un phénomène absolu »

Comme si ce premier scud ne suffisait pas, la milieu offensive de 34 ans ajoute qu’elle considérait Wendie Renard comme « un phénomène absolu », ce qui ne peut être innocent au vu de son actualité l’opposant à sa sélectionneuse.

Et Megan Rapinoe s’est aussi penchée sur la mentalité des Bleues : « Les Françaises ont tellement peur de perdre qu’elles ne s’autorisent pas à gagner. Relax, les filles ! Elles ont peut-être besoin de se détendre ou d’être dirigées par un(e) coach plus débridé(e). » Megan Rapinoe ou l’art de dézinguer Corinne Diacre sans même la nommer.