OM-Strasbourg : « J’ai dit une connerie ! » Thierry Laurey toujours étonnant en conf' de presse

FOOTBALL L'entraîneur de Strasbourg a livré une conférence de presse sans langue de bois après la défaite de son équipe à Marseille (2-0). Il ne s'inquiète pas trop de la dernière position de son équipe

J.S.-M.

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Thierry Laurey a encore manié l'ironie après OM-Strasbourg.
Thierry Laurey a encore manié l'ironie après OM-Strasbourg. — Daniel Cole/AP/SIPA
  • Comme à son habitude, l'entraîneur de Strasbourg Thierry Laurey a fait preuve de franc-parler et d'humour en conférence de presse.
  • Son équipe est dernière de Ligue 1 après sa défaite face à l'OM, ce dimanche (2-0). 

Beaucoup d’entraîneurs se pointent en conférence de presse armés d’un costard et d’éléments de langage. Pas Thierry Laurey, qui fait les choses à l’ancienne, dans le bon vieux survêt du club. Après la défaite de son équipe face à Marseille, il a débarqué en reniflant dans le micro (c’est vrai qu’il faisait moche, ce dimanche). Il est reparti après avoir lancé un « ça vous va ? » Et entre les deux, il a plutôt évité la langue de bois.

Des débuts sur des chapeaux de roues

La première question est toujours stratégique. En l’occurrence, elle était loupée. Quelque chose comme « trouvez-vous logique que Strasbourg ait perdu ce match ? » (2-0) Et Laurey qui démarre au quart de tour : « C’est bizarre, comme question, parce que je suis l’entraîneur de Strasbourg… » En mec réglo, il a quand même fini par développer : « On n’a pas à rougir du match qu’on a fait. On a des difficultés dans l’animation offensive mais on a vu des gens qui se battent, qui sont solidaires, qui donnent le meilleur d’eux-mêmes. »

« Cash » sur la maladresse de ses attaquants

Strasbourg n’a cadré que deux de ses dix tirs, a multiplié les centres (21) et les coups de pied arrêtés sans efficacité… Et n’a toujours pas marqué un seul but à l’extérieur cette saison, après cinq sorties. « Il y a une raison objective : on n’a pas la justesse technique, lâche Laurey. L’an dernier, on se créait peu d’occasions mais on avait une efficacité redoutable à l’extérieur. Cette année, on n’a pas plus, voire moins d’occasions et on est moins efficaces ! »

Un petit tir à L’Equipe en passant, ça défoule

Le quotidien sportif a consacré un article au « retour des trois frais » (Zohi, Fofana et Caci), dans son édition de dimanche. Réinterrogé sur le sujet, Laurey a envoyé un tir (gentillet) en direction de notre confrère : « J’entends bien que pour faire un titre, vous avez bien besoin de dire que je récupère trois joueurs. Ce sont des gamins, qui n’étaient pas prêts, et j’ai été obligé de prendre ce risque ! »

Derniers ? Et alors ?

C’est Laurey qui l’a rappelé, de lui-même : ce lundi matin, Strasbourg est dernier de Ligue 1. Relancé sur le sujet, il a esquissé un sourire ironique : « T’sais quoi… Au moment où je l’ai dit, j’ai pensé : "J’ai dit une connerie !" Je savais que quelqu’un allait la relever ! »

« Les grands connaisseurs du football vont faire des critiques, je l’entends bien, a poursuivi l’entraîneur de Strasbourg. Mais on savait que le début de saison serait difficile. Etre dernier ou 19e à la dixième journée, c’est anecdotique… » D’autant plus anecdotique que la Ligue 1 est, cette année, neurasthénique : même dernier, le Racing n’a que 3 points de retard sur la 12e place.