Lille-Chelsea : «En Ligue des champions, le talent finit toujours par faire la différence»

FOOTBALL Lourdement battus sur le terrain de l’Ajax Amsterdam (3-0), les Lillois veulent se racheter face à Chelsea, pour leurs débuts à domicile dans cette Ligue des champions

Christophe Kuchly

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Renato Sanches avait symbolisé les difficultés lilloises contre l'Ajax.
Renato Sanches avait symbolisé les difficultés lilloises contre l'Ajax. — Peter Dejong/AP/SIPA

Les retrouvailles avec la Ligue des champions ne se sont pas exactement déroulé comme prévu. Maintenu la tête sous l’eau en début de match puis victime d’erreurs défensives et d’un manque de réalisme, le Losc s’est incliné 3-0 à Amsterdam. Deux semaines plus tard, au moment de recevoir les Anglais de Chelsea (ce mercredi à 21h), les Lillois se sentent capables de faire beaucoup mieux.

Depuis cette défaite, plus embêtante par son ampleur que surprenante compte tenu de la différence de pedigree entre les deux formations, Lille a fait deux nuls à l’extérieur et remporté sa rencontre à domicile contre Strasbourg (2-0). Un bilan contrasté, qui ne suffit pas à s’avancer en pleine confiance face à un gros calibre, certes rajeuni mais vainqueur de la dernière Europa League.

L’expérience, mot martelé par Galtier

Tout au long de la conférence de presse d’avant-match, mardi, Christophe Galtier a répété un mot : expérience. Celle que son jeune groupe n’a pas, ou si peu, et qui serait essentielle dans la plus grande compétition européenne. « C’est vrai qu’ils en ont moins que nous mais, avec le soutien des supporters, les Lillois auront envie de se montrer. Ils ont beaucoup lutté pour revenir en Ligue des champions », estime César Azpilicueta côté Chelsea.

Concrètement, cette expérience, comment se manifeste-t-elle ? « Dans l’entame, quand un adversaire commence à pousser fort, une équipe qui a déjà vécu ce genre de matchs a une capacité à résister à ce temps fort, répond le coach lillois. C’est aussi la faculté à être chirurgical sur les transitions et situations de but. »

Sur le premier point, le Losc avait payé pour apprendre aux Pays-Bas, même si l’ouverture du score était paradoxalement arrivée quand la pression commençait à diminuer. Mais, en championnat, le réalisme n’est pas complètement revenu. De quoi craindre un problème plus profond. « Contre Nice [1-1], la frustration avait été à la hauteur de ce qu’on avait fait en termes de situations offensives. On n’avait concrétisé que par un but mais, quand on se crée des occasions, on est en bonne santé », positive Galtier.

« Si tu ne joues pas, tu n’as aucune chance »

En quelques jours, le Losc aura-t-il pu retrouver l’efficacité perdue ? Et un seul match européen suffit-il à effacer ce fameux manque d’expérience ? « On n’aura plus l’effet de la découverte », note le technicien. « Il faudra combler la différence d’expérience par d’autres moyens, ajoute l’ailier Jonathan Bamba. Dans l’envie et la combativité, il faudra être au-dessus pour l’emporter. Tout le monde devra élever son niveau de jeu. »

Ancien du camp d’en face, ce que n’a pas manqué de rappeler Azpilicueta, qui l’a côtoyé à Marseille et chez les Blues, Loïc Rémy pourrait amener son habitude des matchs de haut niveau. L’ancien Munichois Renato Sanches, encore irrégulier, a aussi une carte à jouer. Mais, peu importe qui sera aligné, le Losc ne compte pas être conservateur. « Il faudra jouer, jouer, jouer, conclut Christophe Galtier. En Ligue des champions, si on passe son temps à subir, le talent finit toujours par faire la différence. Si tu ne joues pas, tu n’as aucune chance ! »