Angers-Saint-Etienne : « Je suis inquiet et peu importe ma situation », lâche Ghislain Printant

FOOTBALL Les Verts ont coulé en une mi-temps à Angers en encaissant quatre buts. L’ASSE, défait (4-1) chez le SCO, s’enfonce dans la crise et son coach est clairement menacé

David Phelippeau

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Ghislain Printant.
Ghislain Printant. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Mais qu’est ce qui a pu leur arriver pour qu’en 45 minutes, tout s’écroule ? L’ASSE a coulé à pic (1-4), ce dimanche, à Angers alors que les Verts menaient 0-1 à la pause. Ils ont encaissé quatre buts en une mi-temps effaçant le petit mieux et sérieux entraperçus lors des quarante-cinq minutes initiales. « Je ne sais pas, c’est difficile à expliquer », a martelé en français Robert Beric. « Le match dure 90 minutes, a analysé calmement Ghislain Printant, dont l’avenir semble s’inscrire en gros pointillés à la tête de l’équipe. On prend trop rapidement ce premier but en seconde mi-temps, c’est regrettable. »

Stéphane Ruffier a encaissé trois buts en dix minutes de Casimir Ninga.
Stéphane Ruffier a encaissé trois buts en dix minutes de Casimir Ninga. - GUILLAUME SOUVANT / AFP

Comme Beric, Printant ne voit aucune explication à ce naufrage soudain. « Je ne peux pas m’expliquer qu’on se soit fait égaliser et notre état en seconde mi-temps. » Un état qu’on peut qualifier de désastreux quand on scrute la manière avec laquelle les Verts ont perdu le fil de la rencontre. Casimir Ninga a inscrit trois buts en onze minutes sans que personne sur la pelouse n’appelle à la révolte. L’habituel capitaine Loïc Perrin était sur le banc. Il a finalement joué son rôle après la rencontre en ressortant du vestiaire pour aller tout seul discuter avec les supporters, très remontés dans le parcage. Quelques minutes avant et au coup de sifflet final, Stéphane Ruffier avait demandé à ses partenaires de rentrer illico au vestiaire…

Ghislain Printant a « honte »

Il y avait certes beaucoup d’absences (surtout en défense) chez les Verts ce dimanche (Monnet-Paquet, Palencia, Saliba, Gabriel Silva, Diony etc.). Ghislain Printant avait certes fait des choix forts au coup de sifflet en laissant sur le banc : Cabaye, Khazri, Hamouma… Une formation du standing de l’ASSE ne peut abdiquer de cette façon. Saint-Etienne, 17e de L1 à 1 point du 18e Metz et sevré de succès depuis le 10 août (à Dijon, 1-2, fait peine à voir. « J’ai un grand sentiment de honte, je le dis et je le pense », a même avoué l’entraîneur des Verts.

Le cercle vicieux est en marche. « On est fébriles compte tenu de la situation donc on fait des erreurs, a estimé Loïc Perrin. Cela devient de plus en plus compliqué. On a la chance de jouer dans trois jours chez nous contre Metz. A nous de renverser la situation car on s’y est mis tout seul. » Jusqu’à cette rencontre de mercredi, il sera forcément question de l’avenir de l’entraîneur. « Moi, j’aime son discours », a coupé court Perrin, seul cadre à avoir pu être interrogé sur son coach. Mais le message de Printant passe-t-il vraiment encore ? « A travers ce que j’ai vu en première mi-temps je vous réponds oui, a conclu le technicien. Sur la seconde mi-temps, je suis inquiet. Peu importe ma situation, je suis inquiet pour l’AS Saint-Etienne. »