Ligue 1: Mais il sort d'où ce Casimir Ninga?

FOOTBALL Six titularisations, cinq buts dont deux doublés contre Lyon et Marseille. Le Tchadien repéré au Gabon offre depuis un mois du gloubi-boulga à Montpellier...

Jerome Diesnis

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Lamine Sané (à d.) à la lutte avec Casimir Ninga, le 18 octobre 2015 lors de Bordeaux-Montpellier.
Lamine Sané (à d.) à la lutte avec Casimir Ninga, le 18 octobre 2015 lors de Bordeaux-Montpellier. — MEHDI FEDOUACH / AFP

C’est une météorite tombée du ciel. Casimir Ninga a inscrit à Marseille ce dimanche un nouveau doublé après celui de Lyon, pour porter à cinq son nombre de réalisations depuis le début de la saison.

Cinq buts en six titularisations : personne, à commencer par le président délégué Laurent Nicollin, n’aurait imaginé voir l’attaquant tchadien si rapidement performant. « Il est surprenant qu’il soit autant présent. On pensait avec Bruno [Carotti, directeur sportif] qu’il ferait ses gammes en CFA2. »

International tchadien, repéré au Gabon par un émissaire marocain

Mais voilà, Casimir Ninga apprend vite. L’annonce de sa signature pour quatre ans, au dernier jour du mercato, a entraîné doutes… et sourires à l’évocation de son prénom. Le recrutement était improbable. Il s’avère payant. « Il nous a été conseillé par quelqu’un au Maroc [Serge Devèze]. On l’a pris à l’essai et on a vu qu’il avait énormément de talent », reprend Laurent Nicollin.

Joueur inconnu de Mangasport - un club du championnat gabonais tout aussi inconnu - âgé de 22 ans, Ninga sait jouer sans ballon, apporte de la profondeur par ses appels, provoque, joue vers l’avant. Un attaquant complet qui, de surcroît, ne rechigne pas aux tâches défensives. Ses partenaires « savent que je démarre vite si on me cherche vers l’avant, évoque-t-il. C’est dans ce rôle que je facilite parfois la tâche de ceux qui sont derrière moi. »

La Butte Paillade et les supporters lui ont évidemment chanté la chanson de L’île aux enfants. Car avec Casimir, c’est tous les jours le printemps. Et c’est surtout un cadeau tombé du ciel pour Rolland Courbis empêtré en début de saison dans le désert offensif de son équipe. « Il est la bonne surprise du moment », évoquait le coach fin octobre. C’est encore plus vrai aujourd’hui.