Italie: Une douzaine de chefs « Ultras » de la Juve arrêtés dans une vaste enquête

FOOTBALL Pour des faits de violence et d'extorsion liés à la vente de billets pour les matches du club turinois

20 Minutes avec AFP

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Les Ultras de la Juve face au Real, en 2017
Les Ultras de la Juve face au Real, en 2017 — MARCA/SIPA

Une douzaine de chefs « Ultras » de la Juventus ont été arrêtés lundi matin dans le cadre d'une vaste enquête sur des faits de violence et d'extorsion liés à la vente de billets pour les matches du club turinois, rapportent les médias italiens.

Selon le quotidien La Repubblica, une quarantaine de perquisitions étaient en cours lundi matin dans plusieurs villes italiennes dans le cadre de cette opération baptisée Last Banner (Dernière Banderole).

Une douzaine de responsables des groupes organisés de tifosi de la Juventus ont été arrêtés, parmi lesquels les chefs des groupes « Drughi », « Tradizione-Antichi valori », « Viking », « Nucleo 1985 » ou « Quelli... di via Filadelfia ».

Dino Mocciola, le chef des Drughi, le principal groupe Ultra du club piémontais, fait partie des personnes arrêtées. Selon le quotidien sportif Gazzetta dello Sport, les personnes arrêtées seraient soupçonnées d'« association de délinquants, extorsion aggravée, blanchiment et violences ».

Menaces et chantages

Selon les procureures Chiara Maina et Patrizia Caputo, en charge de l'enquête, les différents chefs de groupe auraient mis en place un système de menaces et de chantage envers des responsables de la billetterie pour essayer de continuer à avoir des tickets à prix favorable qu'ils auraient ensuite revendus.

La Juventus avait mis fin en 2017 à la distribution aux groupes Ultras de blocs de billets à revendre. L'enquête a débuté il y a un an après une signalation du club à propos du chantage exercé par ses Ultras. Ceux-ci auraient notamment menacé de lancer des cris et chants racistes lors des matches, mettant le club sous la menace de sanctions sportives et financières.

Selon les médias italiens, cette enquête est liée à une précédente affaire qui avait mis en évidence l'infiltration des tribunes du Juventus Stadium par des individus proches de la n'drangheta, la puissante mafia calabraise.