Roland-Garros: «Il n’y a pas deux Federer dans le monde, heureusement», plaisante Rafael Nadal

TENNIS Rafael Nadal disputera sa douzième finale à Roland-Garros dimanche, après son succès en demi-finale sur son rival de toujours, Roger Federer

Nicolas Stival

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Rafael Nadal, vainqueur de Roger Federer en demi-finale de Roland-Garros, le 7 juin 2019.
Rafael Nadal, vainqueur de Roger Federer en demi-finale de Roland-Garros, le 7 juin 2019. — Susan Mullane - USA Today Sports / Sipa
  • Rafael Nadal a battu Roger Federer ce vendredi en demi-finale à Roland-Garros, en trois sets (6-3, 6-4, 6-2).
  • L'Espagnol est revenu sur ses duels avec le Suisse, « sans doute son plus grand rival dans sa carrière ».

Six sur six. Comme lors de leurs cinq premières rencontres à Roland-Garros, Rafael Nadal (33 ans) a disposé de Roger Federer (37 ans) ce vendredi, en demi-finale. En trois sets, et sans vraiment trembler dans les bourrasques (6-3, 6-4, 6-2). Rafa n’avait plus battu Rodgeur depuis 2014, soit six défaites d’affilée ? C’était sur surface rapide, pas dans le jardin en terre de l’Espagnol, Porte d’Auteuil.

En route pour une douzième Coupe des Mousquetaires, Nadal n’a pas trop traîné sur le Chatrier. Mais il s’est attardé devant la presse sur cette rivalité qui aura marqué l’Histoire, sur ces matchs forcément « particuliers », tant l’un et l’autre se connaissent par cœur.

Interrogé sur une remarque de Federer, qui ne réussit pas à trouver un sparring-partner capable de le préparer correctement à un match contre lui, le Majorquin a réagi : « Moi non plus, je ne trouve aucun sparring qui joue comme Federer. Il n’y a pas deux Federer dans le monde, heureusement ». Une goutte d’humour dans un océan de sérieux.

Après tout, en conférence de presse comme sur un court, Nadal n’est pas là pour plaisanter, ni pour donner sa préférence sur son adversaire en finale. « Ce sont les numéros 1 [Djokovic] et 4 [Thiem] », observe-t-il. Une manière de dire que quoiqu’il arrive, ce sera du costaud en face.

Le dernier Roger – Rafa à Roland-Garros ?

Sans doute davantage que son rival suisse ce vendredi, de retour sur la terre parisienne après quatre ans d’absence. Au fait, y aura-t-il un autre match à Paris contre « sans doute son plus grand rival dans sa carrière », alors que le précédent remontait à 2011 ? « Ce peut toujours être le dernier. La logique de la vie nous laisse penser que c’était le dernier. C’est une réalité, car les années passent et nous vieillissons. » Certes, mais pas encore assez pour ne pas faire de Rafael Nadal le grand favori de la finale à venir.