VIDEO. Zidane à Bordeaux: Les cinq anecdotes insolites sur son passage aux Girondins

FOOTBALL De retour à Chaban-Delmas pour la bonne cause, le numéro 7 bordelais a vécu quatre saisons riches en Gironde avant de prendre la direction de la Juventus

Clément Carpentier

— 

Zinédine Zidane lors de sa première saison sous le maillot des Girondins en 1992.
Zinédine Zidane lors de sa première saison sous le maillot des Girondins en 1992. — LABAT/SIPA
  • Zinédine Zidane de retour sur la pelouse du stade Chaban-Delmas ce lundi pour un match caritatif.
  • 20 Minutes revient sur son passage aux Girondins (1992-1996) à travers quelques anecdotes insolites.
  • Le futur meilleur joueur du monde avait notamment connu des difficultés lors de ses premiers mois.

Il sera bien là ! Avec son mythique numéro 10 sur le dos, Zinédine Zidane va de nouveau fouler la pelouse du stade Chaban-Delmas ce lundi 27 mai 2019 à l’occasion du « Match des Légendes », une rencontre caritative en faveur de l’association « Un sourire, un espoir pour la vie » de Pascal Olmeta. Comme Laurent Blanc, Gaetan Huard, Lilian Laslandes, Ulrich Rame ou encore Jean-Pierre Papin (autres participants de ce match), Zizou connaît par cœur l’enceinte bordelaise. Ce fut même son jardin de 1992 à 1996 lors de son passage aux Girondins.

Pendant quatre saisons, la France assistera à l’éclosion de l’un des plus grands joueurs de football de tous les temps avant son départ pour la Juventus. Marqué par deux quatrième place en championnat et surtout une finale de Coupe de l’UEFA, sa parenthèse bordelaise regorge aussi de quelques anecdotes savoureuses. Comme celle de son surnom donné par Rolland Courbis à l’époque ou de cette première sélection en 1994 vécue à Chaban-Delmas où il inscrit deux buts. D’autres histoires sont beaucoup moins connues. 20 Minutes vous en fait découvrir quelques-unes.

  • Le jour où il est « racketté » par son agent

Arrivé à l’été 92 en Gironde notamment parce qu’il est jugé « lent » et « frêle » par l’OM, Zidane réalise une bonne première saison avec 10 buts mais il est chiffonné par une histoire de sous. En effet, celui qui gagne 50.000 francs (7.620 euros) à l’époque a signé un contrat qui l’oblige à donner 10 % de toutes ses rémunérations à son agent.

Zidane sur la pelouse de Chaban-Delmas lors d'un match de gala en 2003.
Zidane sur la pelouse de Chaban-Delmas lors d'un match de gala en 2003. - Patrick Bernard / AFP

« Ce système de racket le tracassait mais il n’osait pas en parler. Heureusement, on a fini par le savoir et on a réussi à se débarrasser de cet agent », explique Rolland Courbis dans son livre « Pourquoi mentir ».

  • Le jour où il sortait à la mi-temps

Incroyable mais vrai, Zidane est déjà sorti sous les sifflets d’un public et c’était à Bordeaux. S’il est l’auteur très rapidement de gestes techniques au-dessus de la moyenne, le numéro 7 des Girondins est encore juste physiquement. Du coup, son entraîneur le sort très souvent avant la fin des matchs voire dès la mi-temps pour être remplacé par son ami, Christophe Dugarry. Et parfois ses sorties sont accompagnées de sifflets par des spectateurs qui lui reprochent une sorte de nonchalance alors que Zidane, lui, se montre très mécontent vis-à-vis de Courbis.

Zidane avec son grand copain de l'époque Dugarry.
Zidane avec son grand copain de l'époque Dugarry. - Olivier Morin / AFP
  • Le jour où il joue avec des semelles spéciales

Mais, il y a également une autre explication à ces remplacements. Le numéro 7 bordelais est handicapé par des problèmes récurrents aux adducteurs. C’est Pierre Labat, formateur historique des Girondins, qui le rappelle dans le livre « Lescure et les Girondins, le rendez-vous des Légendes » de Julien Bée et Laurent Brun : « On avait été obligé de lui confectionner des semelles spéciales pour qu’il puisse être plus à l’aise… Il était critiqué alors qu’il souffrait. » C’est notamment pour cette raison qu’il jouait milieu relayeur voire devant la défense pour être mieux protégé avec sa blessure.

  • Le jour où il a mis une droite… à Desailly !

On le sait, Zinédine Zidane est aussi un homme au caractère bien trempé à l’image de ses 14 cartons rouges reçus en carrière (trois avec Bordeaux). L’un de ses premiers coups de sang, l’actuel entraîneur de Real Madrid l’a connu avec les Marine et Blanc. C’était le 18 septembre 1993 au Vélodrome. Alors que Marcel Desailly venait de lui mettre un coup de coude et que le ballon est encore en jeu, Zizou se dirige tout droit vers le défenseur marseillais pour lui asséner un coup de poing en pleine figure et l’arcade de ce dernier explose.

Le Bordelais est logiquement expulsé et son équipe finit par s’incliner alors qu’elle menait au score avant son carton rouge. L’anecdote est amusante quand on sait que Marcel Desailly est par la suite devenu le capitaine de Zinédine Zidane en l’équipe de France entre 1999 et 2004.

  • Le jour où il est élu meilleur joueur de D1 alors que Bordeaux finit 16e du championnat

C’est sûrement une anomalie dans l’histoire du football français. Mais bon, Zidane est lui un extraterrestre. Alors cela peut s’expliquer. L’ancien meneur de jeu des Girondins fut élu meilleur joueur de D1 alors que son équipe venait de terminer 16e du championnat après une saison très compliquée sur le territoire national.

Mais cette saison-là, Zidane et les Bordelais brillent surtout au niveau européen en remportant la Coupe Intertoto avant d’atteindre la finale de la Coupe de L’UEFA. Le jeune Bordelais réalise des performances de très haut niveau. Il inscrit un but d’anthologie à Séville en 8e de finale d’une reprise de volée du gauche de 35 mètres et surtout délivre deux passes décisives en quart de finale retour où Bordeaux élimine le grand Milan AC après une « remontada » à Chaban-Delmas (0-2 ; 3-0).