HBC Nantes-Barcelone: «On s'est fait marcher dessus», le «H» humilié à la H'Arena

HAND Ce mercredi soir, les Nantais ont explosé (25-32) face aux Espagnols en quart de finale aller de la Ligue des champions

David Phelippeau

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Lazarov en échec face à la défense barcelonaise.
Lazarov en échec face à la défense barcelonaise. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA
  • Le HBC Nantes a été laminé (25-32), ce mercredi soir, à la H'Arena, par Barcelone.
  • L'entraîneur Thierry Anti ne croit pas du tout à un retournement de situation au match retour (7 buts de retard).

La H’Arena s’ouvre à la diversification. En juin, de la boxe. Et ce mercredi soir, les quelque 6.000 spectateurs ont assisté à une corrida, avec dans le rôle du taureau : le HBC Nantes. Barcelone ramène absolument tout en Espagne grâce à son net succès (25-32) en terres nantaises: la queue, les oreilles et la qualif' pour le Final Four de la Ligue des champions. « Ne me demandez si je crois qu’on va remonter 8 buts à Barcelone, s’agace l’entraîneur Thierry Anti. Non, pas face au Barcelone qu’on a vu ce soir... Je ne crois plus au Père Noël ! »

C’est simple, le « H » aura mené (en tout début de match) durant 57 secondes pendant cette partie dominée de la tête et des épaules par Fabregas (9 buts) et ses copains. A partir de la 14e minute, ce fut une boucherie. Et encore Kevin Bonnefoi a fait quelques miracles dans sa cage en première période (35 % d’arrêts à la pause, 8 arrêts sur 23 tirs), évitant un écart beaucoup plus grand à la pause (12-16). D'ailleurs, beaucoup se sont demandé à la reprise de la deuxième mi-temps pourquoi le gardien de but nantais avait laissé sa place à un Arnaud Siffert pas dans le coup (2 arrêts sur 12 tirs)…

Les mots forts de Pechmalbec

« On a été surclassés aujourd’hui, peste l’entraîneur nantais, même pas énervé tant l’écart était immense entre le HBCN et la formation la plus titrée au niveau européen (9 Ligue des champions). On a fait des fautes incroyables et inhabituelles. Il fallait serrer au score, mais on n’a pas su le faire, ni à la mi-temps, ni au retour de la mi-temps. » Jamais en fait le HBCN n’a été en mesure de rivaliser avec une équipe qui ne devrait pas être loin du toit de l’Europe en juin. Les cadres ont failli, les remplaçants aussi. 

Dragan Pechmalbec n’a pas dissimulé son courroux : « C’est un match qu’on attend depuis très longtemps et aujourd’hui, on a déjoué. Ça manquait d’agressivité. Il fallait du cœur et on n’en a pas eu. On a clairement été en dessous dans tous les secteurs de jeu. On a joué à 30 ou 40 % de ce qu’on peut faire. On n’a pas eu de caractère. On s’est fait marcher dessus aujourd’hui, comme ça arrive peu souvent. » On n’a effectivement pas souvenir d’une telle humiliation pour le dernier finaliste de la Ligue des champions dans sa salle en Coupe d’Europe.

Samedi, le PSG sera à Kielce en Pologne dans le cadre du match aller des quarts de finale de la Ligue ders champions. Les Parisiens font désormais figure de dernière chance française dans cette épreuve.