Marathon de Paris: «Je n'ai peur de rien ni de personne», Clémence Calvin fière après son record de France du marathon

ATHLETISME Dans la tourmente, la marathonienne française a battu le record de France

20 Minutes avec AFP

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Clémence Calvin franchit la ligne d'arrivée du marathon de Paris.
Clémence Calvin franchit la ligne d'arrivée du marathon de Paris. — SIPA

La Française Clémence Calvin, ciblée par deux enquêtes et accusée de s’être soustraite à un contrôle antidopage au Maroc fin mars, a battu dimanche sur le marathon de Paris le record de France de la distance, sous réserve d’homologation.

Autorisée à courir depuis vendredi, lorsque le Conseil d’Etat a levé sa suspension provisoire, Clémence Calvin termine 4e en 2 h 23 min 41 sec et efface le précédent record (2h24 : 22.) de Christelle Daunay établi en 2010.

Le marathon de Paris a été remporté chez les femmes par l’Ethiopienne Gelete Burka en 2h22 : 48. et chez les hommes par son compatriote Abrha Milaw en 2h07 : 05., le double tenant du titre kényan Paul Lonyangata ne terminant que 3e.

« Je me suis accrochée jusqu’au bout, n’en déplaise à mes détracteurs », a indiqué Clémence Calvin en zone mixte. « Il n’y avait qu’une très faible minorité de personnes malveillantes (…) J’ai le courage de ceux qui tiennent le coup et qui sont plantés comme la tour Eiffel. Je n’ai peur de rien ni de personne », a-t-elle continué.

Clémence Calvin est accusée par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de s’être soustraite à un contrôle le 27 mars à Marrakech, tout comme son mari et entraîneur Samir Dahmani, également athlète international français, pour obstruction au contrôle.

D’abord suspendue provisoirement mercredi par l’AFLD, l’athlète a vu le Conseil d’Etat annuler cette décision vendredi, estimant qu’elle n’avait pas eu l’opportunité de se défendre, lui laissant l’opportunité de concourir dimanche.

Clémence Calvin risque quatre ans de suspension et l’annulation de ses résultats depuis son infraction si celle-ci est reconnue, comme le stipule le code mondial antidopage.

Son dossier va être instruit par l’AFLD, ce qui peut prendre plusieurs semaines, avant qu’elle ne passe devant la commission des sanctions de l’agence.