XV de France: Laporte a changé d'avis, il nommera le successeur de Brunel avant le Mondial

RUGBY Parce que bon, en fait, il y a du boulot avant la Coupe du monde en France en 2023

N.C.

— 

Bernard Laporte et Jacques Brunel à Marcoussis, le 31 janvier 2019.
Bernard Laporte et Jacques Brunel à Marcoussis, le 31 janvier 2019. — Christophe Ena/AP/SIPA

Bernard Laporte a changé d’avis. Le président de la Fédération de rugby, qui assurait en octobre dernier que Jacques Brunel irait au moins jusqu'au bout de son contrat à la tête du XV de France, en 2020, nommera finalement quelqu’un d’autre avant même la Coupe du monde. « On a finalement convenu qu’il fallait basculer rapidement sur la Coupe du monde 2023 en France, a expliqué Laporte dans une interview au Progrès parue ce mercredi. Le prochain sélectionneur sera nommé avant la Coupe du monde 2019. Parce que les mecs que je souhaite, si ce n’est pas moi qui les fais signer, ce sont d’autres qui le feront. Alors, on va aller vite. »

Ces derniers jours, L’Equipe avançait que le boss de la FFR avait des vues sur des sélectionneurs étrangers. Son favori se nommerait Warren Gatland, le Néo-Zélandais actuel coach du pays de Galles, qui vient de remporter le Tournoi des VI Nations en réalisant le grand chelem. Les noms de l’Australien Eddie Jones (à la tête de l’Angleterre), du Sud-Africain Jake White (champion du monde en 2007) et de Clive Woodward (sacré en 2003 avec l’Angleterre) sont également cités.

Laporte ne fait pas de la nationalité un critère, mais ne s’interdira rien, alors qu’embaucher un sélectionneur étranger ne fait pas partie de la culture du rugby français. « Avant, on disait que ce n’était pas possible. Aujourd’hui, c’est ouvert, assure Laporte. Mais je ne suis pas nécessairement attaché à ce qu’il soit étranger. Mon seul objectif, c’est d’avoir le meilleur pour retrouver une équipe de France qui gagne. »

Du lourd, du très lourd

Et ce serait quoi, le profil du meilleur ? « Il doit connaître et avoir entraîné à haut niveau. Il doit imposer sa crédibilité et du respect au rugby français grâce à ses expériences et ses compétences acquises au fil du temps, répond le président de la FFR. C’est pourquoi je suis allé rencontrer les cinq meilleurs entraîneurs au monde pour leur proposer le poste. » Il faudra au moins ça pour redresser notre cher XV de France.