Rennes-Arsenal: «Il y a clairement hors-jeu sur le 2e but», selon Julien Stéphan

FOOTBALL Fin de l'épopée européenne pour Rennes, après sa défaite 3-0 contre Arsenal.

G.B.

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Julien Stéphan, lors de la défaite rennaise à Arsenal, le 14 mars.
Julien Stéphan, lors de la défaite rennaise à Arsenal, le 14 mars. — Robbie Stephenson/JMP/REX/Shutterstock/SIPA

Rennes ne s’est pas facilité la tache en huitièmes de finale de la Ligue Europa. Vainqueurs 3-1 à l’aller, les Bretons ont réalisé une première période catastrophique, jeudi soir, pour parfaitement lancer le come-back d’Arsenal. En l’espace de quinze minutes, les Rennais ont encaissé deux buts et laissé échapper l’avance prise à l’aller.

Mais si Julien Stéphan reconnaît bien volontiers qu’Arsenal était au-dessus et mérite sa qualification, l’entraîneur rennais a toujours du mal à accepter le deuxième but d’Arsenal. Sur un une-deux étrange, tout le monde tergiverse pensant les Gunners hors-jeu, avant qu’Aubameyang ne se jette pour empêcher le ballon de sortir, et l’envoyer sur la tête de Maitland-Niles au second poteau. Au ralenti, il semble assez évident que le buteur londonien était hors-jeu avant son centre.

« Rien ne gênait l’arbitre assistant »

C’est d’ailleurs ce que regrettait Julien Stéphan à l’issue de la rencontre. « Il y a clairement hors-jeu sur le deuxième but. Il n’y avait pas besoin de la VAR pour voir le hors-jeu. La VAR ne règle pas tout, on l’a vu hier sur le penalty de Lyon. Rien ne gênait l’arbitre assistant, qui a mis beaucoup moins de temps à lever son drapeau en deuxième période. »

Mise en place dès les huitièmes de la Ligue des champions, la VAR ne sera disponible qu’en finale de la Ligue Europa. Interrogé par RMC Sport, Clément Grenier regrettait aussi les décisions défavorables aux clubs français en coupe d’Europe cette saison.

Zéro club français en quarts

« Toutes les équipes françaises ont mis en difficulté n’importe quelle équipe européenne, explique le milieu rennais. Je crois qu’il y a eu un manque de réussite. Des décisions difficiles à accepter pour le PSG. Hier, en regardant Lyon, j’ai pensé un petit peu à la même chose sur le premier but. »

Selon Grenier, « ce soir, il y a un petit peu de tout ça aussi. Dans l’ensemble, je crois que tous les clubs Français essaient de faire le maximum, il y a eu un petit peu de difficulté et de manque de réussite dans tout ça. J’espère que l’année prochaine les clubs français iront plus loin ».

Ce sera difficile de faire pire. Pour la première fois depuis 2011, aucun club français ne participera à un quart d’une compétition européenne.