VIDEO. Ligue Magnus: Tanner Glass, l’homme aux 600 matchs NHL continue de mordre tel un Boxer

HOCKEY Les Bordelais vont avoir besoin de toute l'expérience de l'attaquant canadien dans ces playoffs

Clément Carpentier

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Tanner Glass a joué 10 saisons en NHL dont trois au New York Rangers.
Tanner Glass a joué 10 saisons en NHL dont trois au New York Rangers. — Daniel Lea/CSM/Shutters/SIPA
  • Tanner Glass a joué pendant plus de dix ans avant de poser ses valises à Bordeaux l’été dernier.
  • L’attaquant canadien est venu vivre une dernière expérience en France avec sa famille.
  • Les Boxers auront besoin de toute sa combativité et de son expérience dans ces playoffs de la Ligue Magnus.

Mardi 18 septembre 2018. Premier match de la saison à domicile pour les Boxers de Bordeaux. Milieu de la deuxième période. Un certain Tanner Glass s’élance vers la balustrade pour effectuer une mise en échec… Résultat des courses : le joueur adverse prend une énorme charge et surtout, le plexiglas de la patinoire Mériadeck explose en mille morceaux sous les acclamations du public. L’attaquant canadien ne faillit pas à sa réputation pour sa première dans sa nouvelle maison. « On le considère comme un - tough player (joueur dur) - depuis le début de sa carrière mais c’est aussi un vrai gentleman », nuance tout de suite son manager général, Stephan Tartari.

Tanner Glass Career Highlights from 37 Hockey on Vimeo.

Les conditions de sa venue en Gironde le prouvent. Comment un club de Ligue Magnus comme les Boxers ont pu s’offrir cette saison un attaquant à 600 matchs NHL, la ligue professionnelle nord-américaine, qui regroupe toutes les stars de hockey de la planète ? Tout simplement parce qu’il n’a jamais été question de gros sous : « Un joueur comme lui qui a gagné très bien sa vie pendant 7/8 ans, je ne pense pas que c’est son salaire ici qui va changer grand-chose. Et, il nous l’a dit clairement. Il n’est pas venu pour l’argent. »

Bordeaux a saisi l’opportunité

Non, Tanner Glass a traversé l’Atlantique avant tout parce qu’il « n’a pas beaucoup joué ces deux dernières saisons (27 matchs aux NY Rangers puis à Calgary) et Bordeaux est un endroit où il fait bon vivre » comme il dit. C’était surtout l’occasion à 35 ans pour lui de vivre sûrement une dernière expérience après plus de dix ans de NHL. « Après, il y a la ville qui aide, l’école internationale pour ses enfants ici et puis surtout en jouant en France, il voit beaucoup plus sa famille. En NHL, les joueurs sont jamais chez eux », explique Stephan Tartari.

Tanner Glass portait encore le maillot des Caglary Flames en NHL la saison dernière.
Tanner Glass portait encore le maillot des Caglary Flames en NHL la saison dernière. - Harry How / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Aujourd’hui, le Canadien passé par les Florida Panthers, les Vancouver Canucks, les Pittsburgh Penguins, les New York Rangers ou encore les Calgary Flames ne regrette pas son choix : « Franchement, je me sens bien. Le club est très professionnel, la ville est belle. Ma femme et mes enfants sont heureux. »

Combatif mais pas assez décisif pour son CV

Et sur la glace, ça donne quoi ? Eh bien, c’est peut-être la petite déception notamment pour les supporters bordelais. Même si Tanner Glass « ne veut pas être vu comme la star de l’équipe mais juste, apporter son expérience », Thierry « espérait mieux d’un tel CV. » « On ne s’attendait pas à le voir traverser la glace ou inventer des gestes venus d’ailleurs mais il n’est pas assez décisif à mon goût », regrette, lui, Vincent depuis sa place dans les tribunes de Mériadeck.

En 46 matchs cette saison, il en est à 17 points (six buts et 11 passes). Très loin derrière le meilleur pointeur du club (Johnston, 42 points). Mardi avec ses coéquipiers, ils ont repris l’avantage (deux victoires à une) contre Amiens en quart de finale de la Ligue Magnus avant le match 4 ce mercredi soir (20h) mais lui, n’a toujours pas marqué dans ces playoffs.

En revanche, le club peut toujours sur sur le Canadien pour aller au mastic puisqu’il a été le joueur le plus pénalisé lors dans la saison régulière. Il ne faillit donc jamais à sa réputation (bis) ! Et son attitude de battant reste très apprécier comme le souligne Stephan Tartari : « C’est un gars en or, une machine de travail et un exemple pour les autres. » Ça peut toujours servir dans une équipe…