Open d'Australie: La caricature douteuse de Serena Williams «n'a pas enfreint de règles d'éthique»

TENNIS Un dessin paru dans le Herald Sun avait été vivement critiqué

20 Minutes avec AFP

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Capture du compte Twitter de Mark Knight, l'auteur de la caricature de Serena Williams.
Capture du compte Twitter de Mark Knight, l'auteur de la caricature de Serena Williams. — Twitter/@Knightcartoons

La caricature controversée de Serena Williams publiée en septembre par le journal australien Herald Sun qui avait été taxée de raciste et sexiste, n'a pas enfreint les règles éthiques de la presse, a estimé lundi le régulateur australien des médias.

La star américaine de tennis avait écopé de 17.000 dollars d'amende pour trois avertissements pour une spectaculaire colère lors de la finale de l'US Open perdue contre la Japonaise Naomi Osaka.

Un événement que le caricaturiste australien Mark Knight avait raconté dans un dessin publié par le Herald Sun, où l'on voyait une Williams aux grosses lèvres et à l'allure masculine en train de piquer une crise et de sauter sur sa raquette cassée, avec une tétine tombée sur le court.

Le dessin s'était attiré un déluge de critiques, notamment du Washington Post et de l'écrivain JK Rowling, qui étrillaient une représentation raciste de l'une des plus grande sportive au monde.

Politiquement correct

Pour enfoncer le clou, le Herald Sun avait republié la caricature en une en qualifiant de «politiquement correctes» les accusations de racisme qu'elle essuyait.

Le Conseil de la presse australienne a indiqué lundi qu'il avait reçu des signalements au sujet de la caricature, sur le fondement qu'elle pouvait « constituer une représentation insultante et sexiste d'une femme et un stéréotype racial préjudiciable des Afro-Américains en général ».

Il a expliqué que les griefs portaient sur le fait que la joueuse fût représentée avec «de grosses lèvres, un nez plat et large, une queue de cheval afro différente de celle de Mme Williams pendant le match et une posture évoquant un singe».

Mais le Conseil a reconnu que l'intention du journal était simplement de dénoncer chez Mme Williams un comportement «puéril en la montrant sautant partout et crachant sa tétine».

« Le Conseil considère que le ressort du dessin est l'exagération et l'absurdité », poursuit-il.

« Il accepte les explications de l'éditeur selon lequel il ne présente pas Mme Williams en singe, mais comme quelqu'un qui "crache sa tétine", une caricature non raciste et évocatrice pour la majorité des lecteurs australiens. »