VIDEO. Open d'Australie: «J'ai joué affreusement», Zverev explose neuf fois sa raquette de rage

TENNIS L'allemand est passé complètement au travers de son 8e de finale contre Raonic, battu 6-1, 6-1, 7-6...

J.L. avec AFP

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Alexandre Zverev s'apprête à dire adieu à son outil de travail.
Alexandre Zverev s'apprête à dire adieu à son outil de travail. — Ella Ling/BPI/REX/Shutterstock/SIPA

Le N.4 mondial Alexander Zverev, chef de file de la nouvelle génération et prétendant au titre, a été éliminé dès les huitièmes de finale de l'Open d'Australie par le Canadien Milos Raonic (17e) en trois sets 6-1, 6-1, 7-6 (7/5) et moins de deux heures, lundi à Melbourne. A 21 ans, le jeune Allemand peine à percer en Grand Chelem. Il n'y a atteint qu'une fois les quarts de finale, à Roland-Garros en 2018. Il jouait lundi son premier huitième de finale à Melbourne.

Inexistant ou presque pendant deux sets - malgré un break d'entrée face au service pourtant difficilement prenable de Raonic (28 ans) - Zverev s'est retrouvé en fâcheuse posture, mené 6-1, 6-1, au bout d'à peine plus d'une heure. Il venait alors d'encaisser une première série de huit jeux consécutifs, puis une seconde de quatre.

Un seul qart de fiane en Grand Chelem pour Zverev

Beaucoup plus présent dans la troisième manche, au service comme dans le jeu, le grand Sacha (1,98 m) a repoussé une première fois la menace quand Raonic s'est procuré deux premières balles de match sur son service, à 5 jeux à 4. Mais il a craqué au jeu décisif quelques minutes plus tard, après seulement 1h59 min passées sur le court de la Rod Laver Arena. Avoir détruit sa raquette, frappée lourdement huit fois de suite au sol, une fois de retour sur sa chaise quand il a été mené 4-1 dans le deuxième set, n'aura pas permis au joueur allemand d'inverser la tendance.

«J'ai mal joué. Dans les deux premiers sets particulièrement, j'ai joué affreusement, a reconnu l'Allemand. C'est difficile de pointer quelque chose en particulier: je n'ai pas bien servi, pas bien joué en fond de court. C'est un match de tennis, j'ai appris à prendre les matchs de tennis comme des matchs de tennis et non comme la fin du monde. Si je pensais que c'était la fin du monde à chaque fois que je perds un match, je serais déprimé quinze à vingt fois par an...»