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Russie-Espagne, un match en questions
EURO2008 – La deuxième demi-finale de la compétition est assurément la plus indécise. Tour d’horizon des questions qui feront la différence…A Vienne, Antoine Maes
Puisqu’un remake du match de poule, remporté par l’Espagne (4-1), est impossible, 20minutes.fr fait le tour de ces petits riens qui pèseront lourd.
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L’Espagne a-t-elle récupéré?
Les deux équipes ont joué 120 minutes en quart de finale. Les Russes face aux Pays-Bas (3-1), les Espagnols contre l’Italie (0-0, 4 tirs au but à 2). Sauf que les hommes de Luis Aragones ont un jour de récupération en moins. Embêtant, au moment d’affronter une formation qui impressionne par sa préparation athlétique. «Nous aussi, on est bien préparé physiquement. On l’a vu en quart de finale. Ca ne m’inquiète pas plus que ça», tempère le milieu de terrain Xavi.
La défense russe tiendra-t-elle?
La question n’est pas anodine. Parce que la Russie en a pris quatre lors du premier match. Mais surtout parce que son leader défensif, Denis Kolodine, est suspendu. L’axe central sera donc composé de Berezoutski et Ignachevitch. Pas forcément une assurance tout risque… La Seleccion, dont le point fort est justement l’attaque, le sait très bien. «Il va peut-être falloir insister de ce côté-là» estime Xabi Alonso.
Qui imposera son jeu?
La clé est aussi tactique. Pour se qualifier, la Roja a besoin du ballon. Mais pas que. Contre l’Italie, elle a culminé à 54% de possession de balle. Mais n’a pas réussi à trouver la vitesse qui faisait sa force lors de la phase de poule. «On doit pouvoir accélérer» reconnait d’ailleurs Luis Aragones. Le défi est de taille, face à des Russes passés maître dans l’art de faire déjouer l’adversaire, pour mieux lui planter un contre assassin. Comment la Russie va-t-elle s’y prendre pour prendre la balle aux Espagnols? A cette question, Guus Hiddink, plus malicieux que jamais, a répondu «avec les pieds».
La Seleccion peut-elle gagner en doré?
Ca peut paraître anecdotique. A Vienne, la Russie jouera en rouge, l’Espagne avec un maillot doré. Une tunique qui ne plait pas à Luis Aragones, très "tradi" dès qu’il s’agit de la couleur du maillot national. Hiddink, lui s’en fout un peu. On lui a demandé s’il était superstitieux. «Non, Pourquoi?». «Parce que l’Espagne pense que jouer en doré lui portera malheur…». «Alors dans ce cas oui, je suis superstitieux. Mais normalement, non» s’est amusé le néerlandais.



















