EURO2008 – Les Espagnols ont mit fin à 24 ans d’absence dans le dernier carré d’une grande compétition en sortant l’Italie (0-0, 4 tirs au but à 2)…
Entre la toile d’araignée italienne et le panache espagnol, ce sont les tirs au but qui ont fait la décision. Et entre deux des meilleurs gardiens du monde, c’est Iker Casillas, en arrêtant les tentatives de De Rossi et Di Natale, qui a eu le dernier mot. "On l'a mérité. C'est comme une victoire au point" peut se réjouir Luis Aragones.
Une histoire de penalty
Dans le coffre-fort de sa chambre d’hôtel, Roberto Donadoni a une collection de verrou. Il n’a pas sorti le plus beau en première mi-temps, mais le plus efficace. Dans l’étouffoir du Ernst-Happel Stadion, les Espagnols ont cherché la clé. Autour de Xavi, ils ont attendu une lézarde dans le mur italien. Qui n’est jamais venu.
Au bout du premier quart d’heure, Villa et Torres avaient déjà réclamé deux penalties. Celui attendu par tout le virage ibérique pour une faute évidente de Grosso sur Silva n’est pas venu non plus. Le petit milieu de terrain de Valence a été le seul faire bouger les lignes. Il a tenté deux frappes. La première stoppée par Buffon (31e), la seconde finissant de peu à côté (37e). Les Transalpins avaient beau jouer en blanc, leur plan de jeu était à deux doigts d’être sinistre. Ce qui n'a pas empêché Donadoni, dès la fin de la partie de se dire "fier de ses joueurs. On peut sortir la tête haute. Ce qu'on a fait est un vrai motif de satisfaction. L'équipe a joué au maximum de ses possibilités". Apparemment, ce n'était pas suffisant.
L’Italie aiguise les poignards
On se met tout de même deux secondes dans le short des Espagnols. Ils n’ont passé qu'un seul quart de finale en 26 ans. Ils n’ont plus battu l’Italie en compétition officielle depuis 88 ans. Des dates qui mettent les jetons, et qui brident la moindre envi de surnombre. "C'était le moment" sourit Iker Casillas.
Le Tiki Taka a pourtant toussoté. Aragones lui refait une beauté, en sortant Xavi et Iniesta, beaux triporteurs, mais un peu trop pour faire peur aux Italiens.
D’ailleurs, ils en placent une belle ceux-là. Toni envoie une balle en cloche dans la surface pour Camoranesi aux six mètres, mais Casillas veille. La Squadra affute les poignards. Deuxième lame: Camoranesi trouve la tête de Toni, juste au-dessus (70e). Le même Toni s’empresse de voler la balle de match à Grosso (83e). On en prend donc pour 30 minutes de rab… Vu les intentions italiennes, et la fatigue espagnole, c’est une autoroute vers les tirs au but. Avoir Buffon dans ces cages pouvait apparaître comme une assurance tout risque. Mais Casillas a arrêté deux frappes, et Fabregas a scellé l’arrivée des Espagnols dans le dernier carré.
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A Vienne, Antoine Maes