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Pavlyuchenko n’est plus un «réverbère»

Pavlyuchenko n’est plus un «réverbère»

EURO2008 – Le meilleur buteur des Russes n’était pas le premier choix de Guus Hiddink en attaque. N’empêche, il sera encore titulaire face aux Espagnols, en demi-finale…
A Vienne, Antoine Maes

A Vienne, Antoine Maes

La première fois qu’on l’a vu, on a presque eu de la peine. C’était à Innsbruck, face à l’Espagne. La Russie s’était inclinée 4 buts à 1 pour son premier match dans la compétition. Roman Pavlyuchenko (26 ans) avait sauvé l’honneur, mais avait aussi raté tout le reste. «J’en avais gâché pas mal», avait d’ailleurs convenu le joueur à la fin de la partie.


«Celui qui avait le plus de travail à faire»

Tout le pays s’inquiète. Débat. Se voit éliminé d’entrée. Avant le début de l’Euro, le genou de Pavel Pogrebnyak, le vrai titulaire, n’arrête plus de grincer. Guus Hiddink est obligé de renoncer à l’avant-centre du Zenit Saint-Petersbourg, qui forme une sacrée doublette avec Andreï Archavine (son portrait est ici...) Le gourou néerlandais laisse parler et prend en main son nouveau titulaire sur tous les terrains d’Autriche.


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«Auparavant, c’était un réverbère. Maintenant, il est au top de sa forme. Pavlyuchenko est celui qui avait le plus de travail à faire, le plus de poids à perdre. Mais il s’y est mis, et on a vu le résultat», explique Guus Hiddink.


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Encore un peu hors du coup contre la Roja, il va monter en régime, en marquant dans le match décisif face à la Suède (2-0), puis en quart de finale face aux Pays-Bas (3-1, après prolongations). L’UEFA le nomme même homme du match contre la Grèce (1-0). «On l’a choisi pour son travail phénoménal. Il a tout fait sauf marquer», analysait sans rire Gérard Houiller, technicien de l’UEFA pendant la compétition.


L’âme slave

C’était pas gagné, pourtant. Parce que Pavlyuchenko, c’est l’âme slave par excellence. Beaucoup de talent, mais un mental en carton. Qui vous transforme souvent un avant-centre d’1m88 pas maladroit du tout en attaquant fantôme. Son coup de projecteur en sélection, il l’a déjà connu. Lors des qualifications, il a planté deux buts aux Anglais scellant la victoire finale (2-1). Dire que ça ne lui a pas rendu service est un euphémisme: de plateau télé en soirée mondaine, Pavlyuchenko a bien failli rater le wagon pour l’Euro.

Mais Hiddink est passé par là. A fait de ce faux lent une jolie usine à buts. Aujourd’hui, tout le monde ou presque le voit quitter la Russie. Le Spartak Moscou, chez qui il traîne son acné à longueur de saison, ne serait pas contre. On a parlé de Barcelone, du Celtic Glasgow… Avant cela, l’enfant de Stavropol a un titre à conquérir. Qui ferait de lui la nouvelle star de sa ville, devant Mikhaïl Gorbatchev, l’autre enfant de la cité caucasienne.