Marco Van Basten n’en est toujours pas revenu. Ses titulaires, qui n’avaient pas joué le dernier match de poule, se sont fait dévorer dans une prolongation d’anthologie par onze russes morts de faim qui avaient joué 72 heures plus tôt. «On aurait dû être plus fort physiquement, non, vraiment, je ne me l’explique pas», soupire le coach néerlandais après le match.
«Ce n’était pas une coïncidence», a lâché lundi Raymond Vereijen, un garçon plutôt discret. Responsable de la préparation physique dans le staff de Guus Hiddink, celui qui se définit comme l’entraîneur-adjoint a lâché un laconique: «Je sais comment amener les joueurs à leur pic de forme.»
«Il n’y a pas de secret»
De quoi lancer la machine à fantasme, d’autant que Vereijen était déjà le préparateur physique des Coréens en 2002, qui avaient bluffé le monde entier par leur condition physique. Certes, il y a une explication logique: les Russes jouent presque tous au pays, où ils n’en sont qu’au milieu de la saison, et donc en pleine forme. Peut-être, mais dans ce cas, comment expliquer qu’ils n’aient pas été aussi dominateurs physiquement lors des précédentes compétitions?
Lundi, après un entraînement dans les faubourgs de Bâle, Guus Hiddink a été obligé d’allumer des contre-feux. «Il n’y a pas de secret. Je ne fais que travailler. J'adore travailler avec les jeunes. Mes joueurs ne sont pas encore connus mais ils sont très ambitieux, talentueux et doués. C'est eux qui me donnent cette énergie.» Et on est donc prié de le croire sur parole.
Et vous, qu'en pensez-vous? les Russes de Guus Hiddink ont-ils un secret?