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Pays Bas-Russie: Le caviar russe

Pays Bas-Russie: Le caviar russe

EURO2008 – Les favoris néerlandais passent à la trappe…
A Bâle, Pierre Koetschet

A Bâle, Pierre Koetschet

Retenez bien son nom, Andreï Archavine est la nouvelle merveille du football européen. A lui tout seul, ou presque, le temps d’une prolongation exceptionnelle, il anéanti l’impressionnante armada batave.

«Notre équipe était supérieure techniquement mais aussi tactiquement et physiquement, ce qui est très fort, parce que je sais comment les Néerlandais se préparent, analyse Guus Hiddink, l'architecte de ce coup de maître. On était meilleurs que nos adversaires dans tous les compartiments du jeu.»

Marco Van Basten pourra aussi méditer tout l’été cette règle de base du métier: on ne change pas une défense qui ne prend pas de but. Retour sur la 56e minute ou le match bascule une première fois. Incompréhension sur la droite de la défense batave, où Boulahrouz venait de laisser sa place à Heitnga. Semak s’échappe et centre pour Pavlyuchenko, qui ajuste tranquillement Van der Sar.


Le reste, pas grand-chose de réussi. On attendait beaucoup de ce quart de finale entre deux des équipes qui avait fourni le meilleur jeu lors de la phase de poule. Sans doute trop. Souvent éliminés dès le début des matchs K.O., comme disent les Britanniques, les Oranges étaient peut-être tétanisés par l’enjeu. Empruntés, les Bataves n’étaient qu’une pâle copie de l’équipe qui avait désossé la France et L’Italie. Contrôles ratés, passes mal assurés, les Néerlandais peinent à assurer le contrôle du match.

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La faute surtout à une équipe russe, adepte du pressing tout-terrain, et capable de développer des contres supersoniques. Derrière, la défense néerlandaise souffre devant la vivacité d’Archavine, déjà. Le petit meneur de jeu, révélation de l’année, est tout prêt d’ouvrir le score sur une frappe enroulée qui prenait la direction du petit filet. Mais Van der Sar veille, et le gardien orange est là aussi pour repousser dans la foulée un missile de Kolodin pleine lucarne.


Les néerlandais craquent finalement à la 56e minute. Marco Van Basten peut méditer tout l’été cette règle de base du métier: on ne change pas une défense qui ne prend pas de but. Incompréhension sur la droite de la défense batave, où Boulahrouz venait de laisser sa place à Heitnga. Semak s’échappe et centre pour Pavlyuchenko, qui ajuste tranquillement Van der Sar.


1% de la population néerlandaise à Bâle


Menés pour la première fois dans le tournoi, les Bataves accusent le coup. En retard sur chaque ballon, ils peinent à sortir de l’étau mis en place par Guus Hiddink. Au contraire Pavlyuchenko aurait plusieurs fois pu faire le break sans un grand Van der Sar. Il peut s’en mordre les doitgs. Car sur un nouveau coup-franc, Ruud Van Nistelrooy trouve finalement la faille alors que l’espoir avait quitté l’armée orange, venue en masse (Peut-être 140.00 supporters dans la ville, soit 1% de la population des Pays-Bas, tout de même).


Avec un jour de récupération en plus, et une équipe-type sur le banc pour le dernier match, les Oranges, plus frais pourraient prendre la prolongation en main. Mais c’est sans compter sur ce diable d’Archavine est toujours aussi dangereux. «En prolongations, on avait des problèmes pour tenir le rythme physiquement. Trois ou quatre joueurs étaient cuits», remarque Marco Van Basten.


Pavlyuchenko trouve d’abord la barre. Puis sur un énième contre, Andreï Archavine, encore lui sert dans un angle impossible un caviar que Dimitri Torbinski déguste allègrement (2-1, 113e). Andre Archavine parachève lui-même son triomphe d’un tir entre les jambes de Van der Sar (3-1, 115e). L’Europe du football réapprend à parler russe.