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Vent force 8 et grosse ambiance... A Saint-Orens, la fête malgré la défaite

Coupe de France: Vent force 8, ultras et grosse ambiance... A Saint-Orens, la fête malgré la défaite contre Sète

FOOTBALLLe dernier club haut-garonnais engagé en Coupe de France, pensionnaire de septième division, a frôlé l’exploit ce dimanche face à Sète, qui évolue trois niveaux au-dessus…
Nicolas Stival

Nicolas Stival

L'essentiel

  • Battu (1-2 après prolongations), le club de la banlieue toulousaine ne verra pas le huitième tour de la Coupe de France pour la première fois.
  • Lors d’un match engagé et plutôt plaisant, malgré un vent décoiffant, le SOFC a pu compter sur le soutien de supporters déchaînés.

Il n’y aura pas de représentant haut-garonnais au huitième tour de la Coupe de France. Saint-Orens-de-Gameville, le dernier rescapé, a quitté la vénérable épreuve ce dimanche en fin d’après-midi, battu par Sète (1-2, après prolongations). Le « petit » club de Régional 2 (septième division) de la banlieue toulousaine n’a rendu les armes qu’après 120 minutes d’un combat aussi disputé que venteux. Face à un adversaire de National 2, quatre niveaux au-dessus.

« Cela fait plus mal de sortir sur un but contre son camp [à la 110e] que sur une frappe de 20 mètres pleine lucarne, regrette l’excellent capitaine Romain Gracia, auteur de l’égalisation (75e). Mais on peut être fier de tout le monde. Merci à tous les bénévoles et aux dirigeants, qui nous ont fait une grande fête ! »

On ne dirait pas comme ça, mais il y avait un vent de malade.
On ne dirait pas comme ça, mais il y avait un vent de malade. - N. Stival / 20 Minutes

« On voulait mettre un peu de vie dans les tribunes »

Le but du milieu de bientôt 34 ans a fait exploser la « Bombonera »… euh, pardon, le complexe sportif Gustave-Plantade. « Vous êtes 605 » a lâché le speaker à la pause. Bien plus que lors des trois dernières sorties à domicile (350)du leader de sa poule de R2 (ex-DHR), toujours en course en Coupe d’Occitanie.

Parmi ces supporters, Corentin et Victor, t-shirt rouge floqué « Black Devils » sur le torse, et mégaphone au poing. « On a créé le groupe il y a deux trois mois, expliquent les deux jeunes joueurs, actuellement blessés. On s’est dit qu’il fallait que l’on serve à quelque chose. On voulait mettre un peu de vie dans les tribunes. Cela prend bien avec les petits, on est contents. »

Corentin et Victor, les fondateurs des Black Devils.
Corentin et Victor, les fondateurs des Black Devils. - N. Stival / 20 Minutes

En effet. A côté du traditionnel « Allez « Saint-O », tes supporters sont là », des messages plus originaux ont retenti, du type : « Lève-toi acteur ! » à un Sétois au sol, « On veut le VAR » après une action litigieuse ou le très politique « Liberté pour les ultras ». Sans oublier le décalé « T’es pas à Marcel-Picot sur un synthétique » lancé par un improbable fan de l’AS Nancy-Lorraine à l’accent du Sud-Ouest.

« On peut être fier »

Au terme de la deuxième défaite -seulement- de son équipe cette saison, Jean-Guy Boaro marquait, lui, un peu le coup. « Je suis très déçu de perdre sur deux cadeaux qu’on leur fait, a lancé le président du club de près de 500 licenciés, représentant d’une ville d’environ 11.500 habitants. Ceci dit, on peut être fier. On a essayé de jouer, on n’a pas balancé. »

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Ce qui était tout sauf évident, vu le vent force 8 qui a permis au gardien saint-orennais d’envoyer son dégagement sur six mètres en sortie de but, 80 mètres plus loin… « Nous avons marqué l’Histoire », poursuit le dirigeant, dont le club avait déjà atteint le septième tour, voici trois ans. Cette année, le SOFC, au budget de 130.000 euros, a touché 7.500 euros de la FFF. Il en aurait reçu 28.500 s’il avait franchi l‘obstacle héraultais.

Tant pis pour l’argent… Les gamins de l’école de foot ont quand même passé un super moment. Les bénévoles mobilisés pour l’occasion, une quarantaine environ, ont quant à eux bien mérité de se reposer. A pied d’œuvre depuis 9 heures, ils ont passé la journée au stade, après avoir organisé la nuit d’avant, jusqu’à 2 heures du matin, le loto du club qui a réuni plus de 600 personnes.