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Coupe de France: A 42 ans, Cédric Barbosa prolonge son plaisir à Alès en N3

Coupe de France: A 42 ans, Cédric Barbosa prolonge son plaisir à Alès, en National 3

FOOTBALLSymbole de longévité exceptionnelle, Barbosa continue à 42 ans de prendre du plaisir à jouer au foot et a accepté d'aider Alès, son club formateur, aujourd’hui en N3…
Jérôme Diesnis

Jérôme Diesnis

L'essentiel

  • A 42 ans, l’ancien joueur d’Alès, Montpellier, Rennes, Troyes, Metz, Evian-TG et Annecy, s’est engagé en National 3, dans son club formateur, à Alès.
  • Il dispute ce samedi le septième tour de la Coupe de France contre Ajaccio, avec son club leader de National 3
  • « Je n’ai jamais perdu de vue la chance que j’ai de faire ce que j’aime par rapport à ceux qui triment », explique le joueur originaire d’Aubenas, dont la longévité a été exceptionnelle au haut niveau avec 371 matchs de L1

Certains petits signes sont de grands révélateurs. Quinze ans après son départ de Montpellier, Cédric Barbosa a conservé le même numéro de téléphone. C’est un détail, mais un truc improbable pour la majorité des footballeurs qui changent de 06 tous les six mois. Ou à chaque changement de club...

Pas le natif d’Aubenas, en Ardèche, du genre fidèle. « Fidèle à des valeurs auxquelles j’attache beaucoup d’importance, explique-t-il. La rigueur, la continuité des choses, le respect. Toute une éducation qu’on m’a apprise jeune. » Fidèle, aussi, à son histoire personnelle. Pour lui, le foot professionnel a débuté en 1992, à Alès (à l’OAC). Deux ans plus tard, à 18 ans, il disputait son premier match de L2 dans le Gard.

620 matchs en 24 ans de carrière

Le début d’une carrière qui l’a amené à jouer environ 620 matchs, dont 371 en L1. A 42 ans, voilà la boucle bouclée : l’éternel numéro 14, presque partout où il est passé, comme à Montpellier, est de retour dans la ville qui l’a vu naître au haut niveau. « A la fin de mon contrat à Evian, je n’avais pas un feeling très important avec le nouveau coach, raconte Barbosa. Je suis parti deux saisons à Annecy en N2. Cet été, j’étais à Alès d’où est originaire ma femme. J’ai discuté avec Jean-Marie Pasqualetti [directeur sportif de l’OAC] et je me suis retrouvé à dire pourquoi pas. A 42 ans, si je devais jouer quelque part à ce niveau, ça ne pouvait être que là. »

Le milieu de terrain avait quitté Alès en L2. Le club au passé professionnel long comme le bras (30 saisons de L2, 6 de L1) a traversé les tempêtes et a sauvé sa peau sur tapis vert d’une relégation en championnat régional cet été. L’idée d’aider à la reconstruction lui a plu. « Physiquement, je me sens bien et j’ai toujours le même plaisir à venir à l’entraînement. Je n’ai jamais perdu de vue la chance que j’ai de faire ce que j’aime, par rapport à ceux qui triment. »

« Le retour d’un état d’esprit disparu depuis des années »

Ce samedi, contre Ajaccio au septième tour de la Coupe de France, Alès retrouvera un peu de son lustre. Mickaël Bertrand, supporter de longue date de l’OAC et webmaster du site www.allez-ales.fr savoure cette résurrection. « Cédric Barbosa symbolise le retour d’un état d’esprit disparu depuis des années. »

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Avec les Hilton, Nivet ou Buffon, Barbosa, en L1 il y a quatre ans encore, a cassé les codes. « A un moment, on ne parlait que des jeunes et du modèle de formation à la française, assure-t-il. On est quelques-uns à avoir contribué à changer les mentalités, prouver que deux, trois trentenaires dans une équipe, c’est important aussi. » Dimanche, à Blagnac, Barbosa a marqué. Alès est leader invaincu de son championnat. « Une révolution avec un grand R ! », n’en revient toujours pas Mickaël Bertrand...