Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Quand les sélections ferment les volets

Quand les sélections ferment les volets

EURO2008 – La mode est au black-out...
P.K. et A.M.

P.K. et A.M.

Terrains fermés, hôtels barricadés, conférences de presse annulées, téléphones sur répondeurs, pendant cet Euro, certaines sélections ont choisi l’isolement volontaire. Exemple frappant avec les Roumains, qui ont fait installer une grande bâche noire pour protéger leur hôtel des regards indiscrets.


«Nous au moins, on ne fait pas payer»


Leur adversaire du premier match, la France, a choisi la même tactique: hôtel protégé par de multiples services de sécurité, conférence de presse annulée, et entraînements publics très limités. Interrogé informellement sur ces entraînements en très petit comité, un membre de l’encadrement de l’équipe de France s’en est sorti par une pirouette: «Nous au moins, on ne fait pas payer», en référence au récent entraînement de Portugais, qui avait attiré 12.000 spectateurs qui ont chacun déboursé 10 euros.


Le staff des Bleus a même obtenu des autorités de Châtel Saint-Denis, où se situe le stade d’entraînement, que la colline boisée qui surplombe le terrain soit interdite aux promeneurs et aux espions potentiels. Elle sera d’ailleurs patrouillée par les forces de l’ordre pour éviter tout gêneur.


«Etre espionné, finalement, ce n’est pas forcément gênant»


Chez les Tchèques aussi, la parano règne. Karel Bruckner, le sélectionneur national, a vite regretté son installation dans la très cossue bourgade tyrolienne de Seefeld. Tout est on ne peut plus calme, certes. Mais violer l’intimité des coéquipiers de Milan Baros est d’une facilité déconcertante. Il suffit de prendre un petit chemin de traverse, qui finit par vous faire échouer 50 bons mètres au-dessus du Sportanlagen de Seefeld. Vue imprenable sur les schémas de jeu de la bande à Baros…


Pour tout savoir sur les groupes, les matchs, cliquez ici


«Etre espionné, finalement, ce n’est pas forcément gênant. Ce qui l’est, c’est que tout le monde ne le soit pas», sourit Petr Cech. Du coup, ce sacré coquin de Bruckner a pris la décision de ne faire ses mises en place que sur une seule moitié de terrain. Pour le reste, ce sera tableau noir pour tout le monde. Il faut dire qu’en l’absence de Rosicky, et devant la forme assez fluctuante de Baros et Koller, personne ne sait à quoi s’attendre avec les Tchèques. Ça vaut le coup d’envoyer un espion crapahuter sur les pistes noires autrichiennes…