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L'appétit de Monfils

L'appétit de Monfils

TABLEAU MASCULINLe joueur français, 59e joueur mondial, ne doit pas avoir peur de son adversaire en quart de finale...
Johan Hufnagel

Johan Hufnagel

Pour la première fois de sa carrière, Gaël Monfils joue mercredi un quart de finale de Grand Chelem. Une presque surprise. 59e au classement mondial, le Français qu'on n'osait plus attendre voir se dresser devant lui un spécialiste de la terre battue. Avec envie.


L'Espagnol David Ferrer a beau être la tête de série numéro 5, «il n'est pas non plus Rafael Nadal», assure Alain Solvès, entraîneur national à la Fédération Française de Tennis. L'Espagnol a même connu quelques frayeurs lors des tours précédents face à Lleyton Hewitt et Radek Stepanek.

>>> Monfils - Ferrer un match à suivre en live comme-à-la-maison après 15h


De quoi entrevoir un match à la portée du Français. Outre ses «deux points forts, analyse Solvès, son service et son coup droit, Monfils peut puiser dans sa combativité, un physique exceptionnel et un jeu en amélioration. L'erreur qu'il ne devra pas commettre: chercher à faire «déjouer» Ferrer.


Sa victoire lundi contre Ljubicic l'a montré: Monfils est prêt pour le combat et capable d'imposer son jeu. Face à quelqu'un qui va essayer de le repousser au fond du court, «sa souplesse, sa vivacité et ses capacités à bien glisser» sont de précieux atouts, rassure Solvès.


Sans aucune pression, revenu de saisons pas loin de l'enfer après des blessures, Monfils aborde le match avec sérénité: «J'arrive à un moment où les petites étapes de ma vie font que je me sens un peu mieux, plus relâché, dit-il. Monfils avoue toujours chercher ses marques. Mais a du mal à masquer, désormais un appétit d'ogre: «on arrive en quarts de finale, on peut être très content, mais l'objectif n'est pas atteint, dit-il.»