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Kaia Kanepi, la Balte au rebond

Kaia Kanepi, la Balte au rebond

TABLEAU DAMESLa joueuse estonienne est l'invitée surprise des quarts de finale...

Roland-Garros cuvée 2008 aura mis en lumière deux joueurs des pays baltes. Ernests Gulbis, chez les garçons et Kaia Kanepi, quart de finaliste et 49e joueuse mondiale dans le tableau féminin. Gulbis est Letton, Kanepi est estonienne. Même si le tennis des anciens pays du bloc soviétique est depuis quelques années une niche de talents, il fallait jusqu'à aujourd'hui davantage chercher du côté de la Russie que de la mer Baltique pour découvrir les nouvelles perles.


Infrastructures tennistiques

Rien d 'anormal, assure Kanepi, 23 ans. Quand elle débute, à l'âge de huit ans, parce que ses parents et sa soeur sont des joueurs, le tennis n 'était pas un sport populaire. Cela fait à peine trois ans que l'Estonie s'est séparée de son puissant voisin soviétique et les infrastructures tennistiques sont quasi inexistantes.


Mais la petite Kaia a des dispositions. Physiques d'abord. «A un âge très précoce, je figurais déjà bien, dit-elle, J'étais déjà assez bien cotée.» Et très puissante. Au point que le peu - sinon l'absence - d'opposition chez les filles, l'oblige à croiser les raquettes avec les garçons.


Parrains

Sa chance, avoue la grande blonde de 1,81m, est d'être repérée par «des parrains et des sponsors». Elle aurait pu faire le choix de quitter l'Estonie, faire comme de nombreux espoirs du tennis mondial et rejoindre une des académies où l'on élève les champions dès le biberon.


Pourtant, «lorsque j'étais junior, je ne voulais pas aller à l'étranger, je voulais être chez moi en Estonie, m'entraîner en Estonie, rester avec ma famille ». Elle craint «l'humiliation» et le peu d'attention de ces boîtes à bac. «Dans les académies, on ne s'occupe pas de vous de façon prioritaire, alors que chez moi, j'étais la priorité absolue.»


Cocon

Il lui faut pourtant progresser. Pas de secret, confie Kaia: pour devenir pro, il faut quitter le cocon. Aujourd'hui, elle s'entraîne «plutôt à l'étranger parce que j'ai des coaches internationaux», dont un Argentin et un Sud-Africain.


Mercredi, la première joueuse d'un pays balte à se qualifier pour un quart de finale d‚un tournoi du grand chelem sera opposée à l'une des trois Russes encore en course à Paris. Le grand frère est encore un puissant pays.