L'équipe d'Allemagne empêtrée dans un scandale à base d'alcoolisation et de violences sexuelles

EQUITATION Une enquête est en cours au parquet de Coblence...

A.L.G. avec AFP

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Illustration équitation
Illustration équitation — Ed Jones/ AFP

Le parquet de Coblence (Ouest) a ouvert lundi une enquête contre l’un des cavaliers allemands impliqués dans un scandale de violences sexuelles sur fond d’alcoolisation, qui ébranle l’équipe nationale d’équitation à quelques jours des Jeux équestres mondiaux à Tryon, aux Etats-Unis.

Le nom du cavalier n’a pas été rendu public mais il s’agit d’un jeune homme de 20 ans qui fait partie des espoirs de l’équipe d’Allemagne. Il est soupçonné d’avoir « abusé sexuellement, seul ou avec des complices, de jeunes femmes lors de tournois » en Allemagne ou à l’étranger, selon un communiqué du parquet.

Les championnats d’Europe dans le viseur

L’hebdomadaire Der Spiegel dans sa dernière édition affirme qu’un groupe de cavaliers allemands a alcoolisé des femmes pour pouvoir plus facilement les abuser sexuellement en marge de récentes compétitions.

Selon le Spiegel, le parquet possède des informations sur le viol - ou l’agression sexuelle - d’une victime lors des derniers championnats d’Europe à Samorin, en Slovaquie. La même source assure également que deux jeunes cavaliers ivres ont détruit un lit dans leur hôtel.

Un cavalier déjà exclu 18 mois

Le directeur exécutif de la Fédération allemande d’équitation (FN) Soenke Lauterbach a reconnu être au courant des faits, qui impliquent de très jeunes cavaliers dont certains n’ont même pas vingt ans. « Il existe un groupe qui se comporte extrêmement mal, y compris avec de l’alcool. Nous le savons », dit-il, « mais je crois qu’il s’agit d’un groupe isolé ». Un cavalier a déjà été exclu de la sélection pour 18 mois pour une agression sexuelle, a assuré Lauterbach.

Interrogé par l’agence sportive SID, le quadruple champion olympique Ludger Beerbaum a lui aussi laissé entendre que le problème était connu : « On a trop longtemps fermé les yeux », a-t-il dit, « ça commence par les parents, puis les entraîneurs et ensuite les responsables de la Fédération. Tous doivent prendre leurs responsabilités maintenant ».