Boxe: La suspension d'un an de Tony Yoka confirmée par le Conseil d'Etat

DOPAGE Le poids lourd français avait fait appel de sa suspension pour infraction aux règles antidopage...

20 Minutes avec AFP

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Le boxeur français Tony Yoka, le 7 avril 2018.
Le boxeur français Tony Yoka, le 7 avril 2018. — JOHN SPENCER/SIPA

Cette fois, Tony Yoka est vraiment à l’arrêt : le Conseil d’Etat a confirmé mardi soir la suspension d’un an précédemment infligée au boxeur français, champion olympique des lourds, pour trois infractions aux règles antidopage.

Dans son ordonnance, rendue quelques heures seulement après l’audience tenue mardi matin, l’instance d’appel est allée dans le sens de la sanction prononcée fin juin par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) contre le boxeur, reconnu coupable de trois « no show », en l’espace d’un an, concernant ses obligations de localisation pour des contrôles anti-dopage. Selon le juge du Conseil d’Etat, le boxeur « ne pouvait ignorer dès le premier avertissement les conséquences de son incurie ».

La poursuite de la « Conquête » du boxeur de 26 ans, qui affiche l’ambition de devenir le premier Français champion du monde chez les pros dans la catégorie reine des lourds, semble donc plus que compromise, au moins jusqu’à fin juin 2019. Dans son plan de carrière très scénarisé, soutenu par son partenaire et diffuseur Canal + avec qui il a signé en 2017 un contrat d’exclusivité estimé entre 8 et 10 millions d’euros, Tony Yoka devait marcher inexorablement vers les sommets, pour inscrire son nom dans l’histoire de la boxe, à côté de ses modèles, Mohamed Ali ou Lennox Lewis.

Trois « no show »

Mais c’est sur un principe élémentaire qu’il a baissé la garde : les règles de localisation pour les contrôles antidopage inopinés qui s’appliquent à tous les sportifs de haut niveau. Le boxeur a manqué à trois reprises, en moins d’un an, de juillet 2016 à juillet 2017, à l’obligation de livrer une adresse sur un créneau d’une heure par jour… et de s’y trouver si un contrôleur antidopage se présente.

En décembre, il avait écopé d’une suspension clémente, douze mois avec sursis, devant la Fédération française de boxe (FFB) mais l’AFLD, soucieuse de faire respecter le code mondial antidopage, avait repris le dossier et prononcé la peine prévue dans le code mondial de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Du sparring-partner pour s’occuper

« J’assumerai toutes les conséquences », avait expliqué le champion olympique, avant de concéder que « être absent des rings un an ou deux ans, ce serait très dur pour moi », « un coup d’arrêt ». « On me parle de boxer à l’étranger parce que ce ne serait pas régit par les règles de l’AFLD. Moi, ça ne m’intéresse pas. J’ai toujours dit que, même si je ne m’entraînais pas en France et que j’allais chercher de l’expérience aux Etats-Unis, j’ai envie de boxer dans mon pays », avait-il assuré.

« Maintenant, Tony a une période qui va être un peu compliquée, il va falloir s’occuper sportivement. Je sais qu’il va faire du sparring-partner. C’est une période qui peut être courte : il va recombattre en juin de l’année prochaine, il va falloir occuper les six prochains mois et après on sera dans l’approche du retour. Ce qui est un peu malheureux, c’est pour le reste de la ''Team Solide'' qui sont en contrat de promotion avec Tony », a expliqué son avocat Arnaud Péricard.

 

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