Coupe du monde 2018: Deschamps va-t-il être obligé d’aligner Mendy en 8e de finale ?

FOOTBALL Lucas Hernandez est sorti juste après la mi-temps à cause d’une petite contracture à la cuisse, selon ses propres dires…

Julien Laloye

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Benjamin Mendy a joué 40 minutes contre le Danemark.
Benjamin Mendy a joué 40 minutes contre le Danemark. — Jewel SAMAD / AFP

De notre envoyé spécial à Moscou,

Ce n’est encore qu’une inquiétude diffuse. Mais une inquiétude que Lucas Hernandez n’a pas vraiment levée en zone mixte. Le défenseur de l’Atletico Madrid a dû sortir très vite en deuxième mi-temps au profit de Mendy, et on se doutait bien que ce n’était pas un choix tactique. Si ça avait été le cas, Deschamps aurait choisi d’aligner le Mancunien d’entrée, pour tenter de le remettre dans le rythme de la compétition. Hernandez, donc, nous a expliqué en français qu’il avait ressenti une petite douleur derrière la cuisse​ et qu’il avait préféré sortir tout de suite, corroborant la version de Deschamps.

Cela semble rassurant, mais le latéral tricolore avait été moins affirmatif quelques secondes plus tôt avec nos confrères espagnols : « J’espère que ce n’est rien. J’ai noté une petite contracture derrière la cuisse, j’ai préféré ne pas prendre de risques, on va voir dans les quatre jours si ça peut s’améliorer assez pour que je puisse jouer le 8e de finale ». Petite contracture, ça peut n’être rien, comme ça peut nous conduire tout droit là où on n’avait surtout pas envie de se retrouver: avec Benjamin Mendy titulaire pour un match de phase finale de Coupe du monde.

La gestion du cas Mendy est pour l’instant le grand échec du staff français. Cela paraissait ambitieux de l’amener en Russie après sa grave blessure au genou, mais Deschamps a pris le risque sur la foi de matchs de préparations qu’il a jugé assez bons pour compter avec l’ancien marseillais. Pourtant, Mendy n’a jamais joué plus d’une heure, et il a disparu du paysage dès l’arrivée à Istra. Peut-il être un recours fiable si jamais Hernandez n’était pas remis à temps pour samedi ? Dur à savoir, d’autant qu’il est impossible de se faire un avis après ses 40 minutes disputées face au Danemark, où tout le monde à jouer à la baballe à deux à l’heure. Tout juste a-t-on noté que sa qualité de centre n’était pas revenue par magie. La vérité ? On espère vraiment que ce n’est rien de grave pour Hernandez.