VIDEO. Lyon: Pourquoi le Monster Jam est-il «un sport à part entière» et pas qu’un show à l’américaine?
SHOW•Après avoir attiré plus de 25.000 spectateurs l'an passé, 12 véhicules de cinq tonnes et 1.500 chevaux sont de retour ce samedi (17 heures) à Lyon...Jérémy Laugier
L'essentiel
- 12 imposants véhicules de trois mètres de hauteur et cinq tonnes vont enchaîner les figures spectaculaires au Parc OL ce samedi (17 heures) dans le cadre du Monster Jam.
- Deux pilotes présents à Lyon présentent cette discipline américaine qui attire surtout les enfants.
S’ils viennent faire un tour sur le dernier événement de la saison au Parc OL, ce samedi (17 heures), les amateurs de la bande à Nabil Fekir auront du mal à reconnaître leur stade. Car pour la deuxième année consécutive, 12 spectaculaires et bruyants 4x4 de trois mètres de hauteur, cinq tonnes… et 1.500 chevaux vont concourir à Décines pour la Monster Jam. Un show dans un pur esprit à l’américaine, dans la lignée de ce que représente le catch de la WWE pour les sports de combat ou les Harlem Globetrotters pour le basket.
« Il y a une énorme adrénaline du début à la fin, confie Cynthia Gauthier, pilote de Monster Mutt Dalmatian. Les spectateurs n’ont vraiment pas le temps d’aller aux toilettes tellement c’est fun. » Cette Canadienne de 29 ans, qui garde en mémoire son backflip réussi il y a un an au Parc OL, a longtemps pensé percer dans le motocross. Mais des blessures répétées ont changé la donne et la Québécoise est « tombée en amour avec ce sport ».
« Ça aide d’être un athlète pour pouvoir se lever le lendemain »
Comme elle, les pilotes du Monster Jam sont tous un peu tombés dans « cette entreprise très familiale » par hasard. Après avoir surtout rêvé de devenir football professionnel, l’Américain Morgan Kane ne manquait rien des buts de Memphis Depay retransmis vendredi sur les écrans géants du Parc OL. Le pilote du célèbre Grave Digger (un monster truck référence depuis 36 ans), qui est par ailleurs entraîneur de soccer dans un lycée de Caroline du Nord, présente sa discipline.
« « Selon moi, le Monster Jam est un spectacle mais aussi un vrai sport à part entière. Il faut beaucoup de cardio et un sacré mental pour toujours rester concentré sur tout ce qu’il peut se passer. Et ça aide sacrément d’être un athlète en grande forme physique si on veut pouvoir se lever le lendemain d’une compétition. » »
« Une sécurité incroyable pour un sport extrême »
Car tous ces pilotes bénéficient d’une « sécurité incroyable » durant le show pour résister aux nombreux impacts provoqués par leurs figures souvent acrobatiques. « C’est un sport extrême et nous avons donc le même équipement que les pilotes de nascar », précise Cynthia Gauthier. Mais quel est donc le public de ce Monster Jam, aux Etats-Unis comme dans ses tournées mondiales (Chine, Amérique du Sud, 25.000 spectateurs à Lyon l’an passé…) ?
« On sent bien que les Américains sont souvent surexcités devant ce spectacle et en oublient parfois les bonnes manières, contrairement au reste du monde, sourit Morgan Kane. En tout cas, le cœur de nos spectateurs reste des enfants de 3 à 14 ans. »
Un accès à la Paddock Party dès 12h30
« Mais ces enfants grandissent et restent impressionnés et fidèles au Monster Jam », précise Cynthia Gauthier au sujet de cette communauté de passionnés. La dimension familiale est essentielle, comme le prouve cet accès dès 12h30 ce samedi à la Paddock Party, afin de permettre aux spectateurs de voir de tout près ces monster trucks aux looks déjantés, transportés des Etats-Unis en bateaux.
aEt qui vont forcément finir en éclats ? « Non, on peut faire un bon show tout en permettant aux véhicules de rester sur quatre roues. Mais quand on part à l’envers, ça reste dur de garder la carcasse en un morceau ! »


















