Lyon: Le Parc OL fête son premier anniversaire... Quels sont les tops et les flops selon les supporters?

FOOTBALL « 20 Minutes » fait le bilan, tout juste un an après le match d’inauguration à Décines…

Jérémy Laugier
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Le 9 janvier 2016, les supporters lyonnais ont découvert le Parc OL lors de la victoire lyonnaise (4-1) face à Troyes.
Le 9 janvier 2016, les supporters lyonnais ont découvert le Parc OL lors de la victoire lyonnaise (4-1) face à Troyes. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Il y a un an jour pour jour, les Lyonnais se rendaient pour la première fois à Décines pour suivre leur équipe. Depuis cette inauguration réussie devant 55.168 spectateurs, le 9 janvier 2016, avec un succès (4-1) face à Troyes et le show de Will.i.am, le Parc OL a vécu beaucoup de choses. 20 Minutes livre le bilan de ces 12 premiers mois avec l’aide des supporters.

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Les tops

L’intérieur du stade a vite séduit tout le monde. Il est difficile voire impossible de trouver un supporter lyonnais prêt à critiquer l’intérieur de ce Parc OL. «Quel choc la première fois que je suis entré dans mon bloc, j’avais les yeux qui brillaient, se souvient Cyril Puchka, abonné au virage nord. Tout y est beau : les sièges rouges et bleus, la pelouse et l’acoustique qui est juste géniale.»

Le confort et la proximité du terrain sont notamment appréciés de tous. « Le stade est vraiment ultra-compact à l’intérieur, souligne Hugo, lui aussi abonné au virage nord. Où qu’on soit placé, on est très proche du terrain. Et le stade fermé aide énormément à faire chanter les tribunes latérales. »

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Des ambiances mémorables face au PSG et à Monaco. Même les nostalgiques de Gerland ont dû se rendre à l’évidence. Lors des victoires contre le PSG (2-1) et Monaco (6-1) l'an passé, le Parc OL a livré des ambiances d’anthologie comme jamais à Lyon, avec sa capacité de 59.000 places. «Ces soirs-là, j’ai senti une enceinte qui résonnait plus fort qu’à Gerland, assure Thierry Greco du virage sud. C’est un vrai stade de foot fait pour les grosses ambiances».

Le « vacarme assourdissant » des 10 dernières minutes de jeu contre le champion de France parisien, le 28 février 2016, est peut-être le moment le plus incroyable connu par l’OL depuis un an. « Je n’ai jamais vécu un truc pareil avant, même lors des derbys à Gerland », constate François, abonné au virage nord.

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Les concerts et animations sur le parvis. Dès le match d’inauguration contre Troyes, la scène de concert pop-rock installée sur le parvis du stade avait récolté un joli succès. Avant, pendant et un peu après certaines rencontres, la musique live amène souvent un plus lorsqu’elle est programmée. «Ce parvis protégé du vent est très convivial, apprécie Hugo. C’est le lieu de rencontre d’avant-match entre certains supporters. J’espère juste que la législation évoluera afin de permettre d’avoir de la vraie bière sans restriction à chaque match.»

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Mais aussi… Les food-trucks, même s’ils ne sont pas assez nombreux pour répondre aux attentes des spectateurs, l’ambiance de folie mise par les supporters nord-irlandais et albanais durant l’Euro, ou encore l’énorme victoire (7-0) des Lyonnaises en Ligue des champions contre leurs rivales du PSG devant 22.50 spectateurs.

Les flops

L’aspect extérieur, trop « bétonné ». Plutôt apprécié les soirs de match avec ses lumières violettes, l’extérieur du Parc OL est loin de faire l’unanimité le reste du temps. « Je ne comprends pas que ce stade ne soit pas rouge et bleu de l’extérieur », lance notamment Cyril. « De jour, il est triste. Ça manque d’habillage, de couleurs sur les murs et ça fait vraiment bloc de béton », confirme François.

Le Parc OL, ici le 14 février avant le match de Ligue 1 entre Lyon et Caen.
Le Parc OL, ici le 14 février avant le match de Ligue 1 entre Lyon et Caen. - ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Les difficultés pour quitter le stade, que ce soit en navette ou en voiture. Le principe des parkings relais avec navettes, à Eurexpo et aux Panettes, est apprécié. Mais si l’aller ne pose guère de problèmes, c’est autre chose pour l’attente des trams d’après-match. Le constat est le même pour les automobilistes garés aux alentours du stade, qui galèrent parfois près d’une heure pour rejoindre la Rocade. « Forcément, sur des matchs en semaine ou le dimanche soir, ça n’aide pas à retenir tout le monde au Parc OL pour les 10 dernières minutes », constate Hugo.

L’absence de bars et de vie nocturne autour. C’est le bémol majeur selon la plupart des supporters. Les buvettes ferment rapidement leurs portes après les rencontres de l’OL et il n’existe pas (encore) de lieu de rassemblement à proximité du stade comme a pu l’être le Ninkasi à Gerland. « Franchement, il n’y a pas de vie après le match et à peine plus avant. C’est ce que je regrette le plus dans le fait d’avoir quitté Lyon pour Décines », confie Jean-Pierre, abonné au virage nord. « J’ai eu beaucoup de mal à me faire à l’idée que mon stade avait quitté ma ville, poursuit Cyril. Je ne l’ai toujours pas digéré en fait. »

Mais aussi… la politique globale concernant la billetterie, surtout les tarifs de places pour les non abonnés qui grimpent (jusqu’à 400 euros…) depuis le départ de Gerland, l’accès aux différents parkings du stade qui coûte 15 euros par match, le fait que le Parc OL sonne souvent creux cette saison, et notamment dimanche contre Montpellier avec un bien triste record de la plus faible affluence pour l’équipe masculine (12.196 spectateurs), la campagne de com' contre les supporters parisiens qui a été peu appréciée, et les premiers matchs de Ligue des champions dans l’enceinte qui n’ont pas transcendé les foules. En bonus, certains regrettent aussi l’élimination immédiate en Coupe de la Ligue, malgré une perspective de finale à domicile, le 1er avril à Décines.

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