Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Europe, budget, image… Les Girondins ne doivent pas finir en roue libre

Montpellier-Bordeaux: Europe, budget, image... Pourquoi les Girondins ne doivent pas finir en roue libre?

FOOTBALLMalgré une saison chaotique, les Bordelais ont encore des choses à jouer dans cette dernière ligne droite…
Clément Carpentier

Clément Carpentier

L'essentiel

  • Les Girondins se déplacent à Montpellier pour se relancer (une énième fois) dans la course à l’Europe.
  • Les enjeux financiers sont tout aussi importants en cette fin de saison.
  • Les joueurs espèrent finir sur une bonne note après une saison éprouvante.

Benoît Costil va-t-il entrer sur la pelouse de la Mosson en tongs, dimanche après-midi (20h) pour affronter Montpellier ? Bien sûr que non ! Pourtant, le gardien international pourrait se dire qu’il est déjà en vacances avec ses coéquipiers. A six journées de la fin du championnat, les Girondins de Bordeaux, installés dans le ventre mou de la Ligue 1, n’ont plus grand-chose à jouer à première vue. Mais pour plusieurs raisons, ils ne peuvent pas finir la saison en roue libre. 20 Minutes vous explique pourquoi !

Parce que l’Europe est encore jouable

Alors déjà, on va éviter de faire notre Guy Roux. Oui, le maintien est bien assuré (11 points d’avance sur la zone rouge) sauf si « un incroyable concours de circonstances » se produit dans les prochaines semaines selon Benoît Costil. Le club peut donc regarder vers le haut du classement même après une saison plus que moyenne.

L’accès à ce contenu X (Twitter) a été bloqué afin de respecter vos choix de consentement

En cliquant sur "Accepter les cookies", vous consentez au dépôt de cookies par X (Twitter) et pourrez ainsi accéder à ce contenu interactif.

Vous pouvez, à tout moment, modifier vos choix cookies ou retirer votre consentement en bas de nos pages.

En savoir plus sur notre politique de cookies et sur la politique de confidentialité de ce partenaire.

Les Girondins ne comptent que sept et six points de retard sur Rennes (5e) et Montpellier (6e, cette place pourrait devenir européenne si le PSG remporte la Coupe de France). Autant dire qu’en cas de victoire dans l’Hérault, les Bordelais se relanceraient (une énième fois) dans la course à l’Europe. Bon derrière, c’est le PSG qui se présentera au Matmut Atlantique.

Parce qu’il y a de l’argent en jeu

On le sait. On le répète. Mais il est toujours bon de le rappeler à chaque année : il y a de l’argent en jeu même pour un club de Ligue 1 qui ne joue pas plus rien en fin de saison. Et ça, ça intéresse surtout les dirigeants. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si Nicolas de Tavernost a fixé comme objectif la barre des 50 points aux joueurs selon l’Equipe.

Nicolas De Tavernost, le président du directoire de M6 et patron des Girondins de Bordeaux, le 12 septembre 2015.
Nicolas De Tavernost, le président du directoire de M6 et patron des Girondins de Bordeaux, le 12 septembre 2015. - NIVIERE/SIPA

Le président du directoire de M6, actionnaire majoritaire des Girondins, connaît comme sa poche les critères utilisés pour répartir les droits audiovisuels. L’un d’eux est bien sûr le classement sportif de la saison. L’année dernière, Bordeaux a touché 35 millions d’euros grâce à sa 6e place.

Parce qu’il faut redorer l’image du club

Derrière ces enjeux sportifs et financiers, il y en a peut-être un encore plus important. C’est celui de l’image. Le club vit en effet une saison chaotique de ce côté-là avec le limogeage d’un entraîneur (Jocelyn Gourvennec), les débordements de ses supporters après des interdictions de stade et maintenant des rumeurs autour d’un possible rachat du club par un fonds d’investissement américain.

L’accès à ce contenu X (Twitter) a été bloqué afin de respecter vos choix de consentement

En cliquant sur "Accepter les cookies", vous consentez au dépôt de cookies par X (Twitter) et pourrez ainsi accéder à ce contenu interactif.

Vous pouvez, à tout moment, modifier vos choix cookies ou retirer votre consentement en bas de nos pages.

En savoir plus sur notre politique de cookies et sur la politique de confidentialité de ce partenaire.

Autant dire qu’une attitude « je m'en-foutiste » des joueurs jusqu’à la fin de la saison passerait très mal. Et pour le coup, le vestiaire semble l’avoir bien compris. Pour Benoît Costil, « quand on est Bordeaux, on ne peut pas finir en roue libre » alors que pour Maxime Pounjdé, « au-delà du maintien, il faut donner une bonne image du club jusqu’au bout. » Ce serait en effet le minimum syndicat. Reste à savoir si ces paroles seront suivies d’actes dès dimanche sur la pelouse de la Mosson.